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 Sombrer dans les lianes de l'oubli

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Yeldéa
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MessageSujet: Sombrer dans les lianes de l'oubli   Dim 27 Juil - 22:41

Courant à perdre haleine pour retourner aux sources, à la nature... Yeldéa avait bien trop mal à sa cuisse et pourtant elle ne devait pas trainer, alors elle avait clopiné pour finir par faire saigner à nouveau la plaie tout de même douloureuse. Elle s'arrêta contre un arbre, évitant tout les chemins et les allés et venues des passants. Elle préférait se cacher dans les larges feuillages, personne ne devait la voir sinon elle était fichue. La police devait la rechercher probablement et elle se sentait coupable d'un crime dont elle était évidemment la coupable mais dont elle n'était pas la cause.

Qu'elle idiote de se laisser avoir par son propre esprit qui était une collocation désagréable entre elle et un être de feu qui ne jurait que par la jubilation du sang de ses ennemis répandu sur une terre battue.

"Ah ca suffit" hurla t'elle à elle même.

La femme de feu savait ce qu'elle disait sur elle et elle commençait à lui papoter dans sa tête et l'engueuler à moitié avant que son faciès flambant ne fasse apparition.


"Tu te crois plus maligne que les autres à courir avec une jambe en sang! Tu va coller ta trace partout idiote!"

"Ca suffit j'ai dis! Je ne veux plus t'affronter, tu es EN moi, alors à présent il va peut-être falloir mettre des limites. On.. TU ne peut pas apparaitre n'importe quand comme ca parce que ca te chante. Ta fureur à fait déjà un mort! Tu es heureuse ainsi, j'ai tué un innocent qui n'a rien demandé, un humain même probablement."

"Allons, tu ne l'a pas tué, il est mort suite à l'incendie que nous avons provoqué lorsque ce THOMAS dont je ne supporte plus la présence nous a projeté par ces ondes."

"Thomas ne la pas lancé sur nous volontairement, je l'ai protégé!"

"Oui parlons de cette protection petite idiote, sais-tu qu'il n'est pas de ton élément! SAIS TU QU'IL DOIT MOURIR!"


"Il ne mourra pas, je ne...permettrais pas cela."

"Oh mais tu n'en as pas le choix stupide égoïste, pense à ton peuple! Tu ne peux pas l'aimer! TU ne peux pas le protéger! Je ne suis pas sans coeur Yeldéa... seulement tu n'as pas vécu ce que moi j'ai vécu!"

"Et c'est une raison pour blesser et tuer sans vergogne à nouveau!" hurla t'elle alors que personne ne pouvait la voir, mais surtout parce que la femme de feu en lui était visible qu'à elle seul. Sa gorge se noua et elle sentait à nouveau les larmes lui monter aux yeux. Pourquoi pleurait-elle lorsqu'elle évoquait Thomas? Elle chuta à terre, ne tenant plus.

"Relève toi hypocrite et écoute moi. Thomas est ton ennemi que tu le veuille ou non, il n'est pas permis que tu mène les tiens aux désastres même si tu n'es que conseillère, une lourde responsabilité pèse sur toi. Que tu ne désires pas cette guerre est une chose, mais tu as lancé toi même les hostilités, malgré toi avec ce décès fâcheux. C'était un petit membre des poissons humains, à présent les membres de l'eau vont se déchainer contre nous alors que ceux de l'Air et de la Terre vont s'acharner entre eux et aussi contre toi. Bien que tu es protéger Thomas, cela ne dit pas que tous les autres vont jouer du même son que lui.

C'est trop tard pour piquer une crise de nerf ma chère, il va falloir que tu combattes avec moi. Tu as toi même blessé cet Antonio. Même en voulant le paralyser."


"Et j'en suis profondément désolée."

"Mais cela ne suffit pas. Relève toi quelqu'un viens cache moi ce visage et ces cheveux vite!"


Disparaissant, s'évanouissant pareillement, Yeldéa repris ses esprits et aperçut une forme pas loin d'ici. Elle s'attacha les cheveux et en quatrième vitesse, la forme s'approchait. Elle brula la terre à ses pieds et la mis sur son visage lui donnant un air étrange et assombrissant son corps. Elle fit de même sur ses mains et se recroquevilla immédiatement pour cacher son visage. Elle s'assit à terre, cessant de pleurer au mort et à la souffrance qu'elle avait fait subir. Elle se détestait véhément et pourtant elle n'avait tué personne, elle avait envoyé Antonio à l'hôpital et avait protégé du mieux possible celui qu'elle aimait -maintenant elle en prenait conscience.

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MessageSujet: Re: Sombrer dans les lianes de l'oubli   Lun 28 Juil - 2:08

Un interrogatoire avec une inspecteur comportant une deuxième colonne vertébrale, quelques bafouillements malvenus, plus la voix dans sa tête qui criait au meurtre, vengeance, à l'assassin, et paniquons joyeusement tous ensemble mes amis. Autant de raisons pour qu'Arianna Le Fay, squat officiel d'une Elémentaliste de l'air gauloise et belliqueuse, décide d'aller un peu s'aérer la tête. C'est donc après avoir dûment mouché son occupante clandestine qu'elle prit le chemin de la forêt domaniale de Sinespirac. Marcher lui ferait le plus grand bien. Et puis si elle ne jetait pas son mégot par terre, elle s'autoriserait sans doute une cigarette.
L'air était frais et humide. Un bienfait vu la température qui régnait en ville. Les feuilles crissaient doucement sous ses pas. Il y avait de la verdure, de la verdure à perte de vue.
Et tout à coup, une traînée brunâtre sur le sol. Arianna se pencha, toucha, renifla. Pas de doute, c'était bien du sang. Une bête blessée, sans doute. Tout de même, c'était curieux. Elle se redressa. Une autre trace brune rayait le tronc d'un arbre, quelques mètres plus loin.


*OK, donc soit c'est la bête du Gévaudan, soit c'est quelqu'un.*

Et avec toutes les altercations qui survenaient entre élémentalistes, et le bordel monstrueux qu'avaient provoqué les évènements de la soirée étudiante, Arianna jugea qu'il était plus prudent de continuer et d'aller voir. Elle poursuivit donc sa marche, suivant la piste sanglante. Sa migraine augmentait à chaque pas, au fur et à mesure que la squatteuse s'agitait de plus en plus. Celui ou celle qui était là, c'était un de ses semblables. Ou plutôt semi-semblables, parce que pour provoquer une telle tempête sous son pauvre crâne il fallait que la personne appartienne à un autre clan.


*C'est elle! C'est elle! C'est la fille du feu! Tue-la! Tue-la!*

Souvent, Ana se demandait à quel âge exactement son alter ego vieux de plusieurs siècles était morte. Elle avait parfois des réactions dignes d'une gamine de douze ans folle de jeux vidéos. Elle s'approcha encore un peu. Parmi les feuilles, une forme humaine était recroquevillée sur elle-même.

"Pas la peine de te planquer, va."

Elle fit encore quelques pas, s'accroupit à son tour, à la même hauteur que le corps ramassé sur lui-même. La migraine cognant dans son crâne la fit un peu vaciller. Elle grimaça, inspira profondément, ignora le flot d'imprécations que lançait la fille de l'air dans sa tête. Le mal se calma un peu.

"Apparemment, elles étaient pas très copines. T'es blessée, non?"
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Yeldéa
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MessageSujet: Re: Sombrer dans les lianes de l'oubli   Lun 28 Juil - 13:32

Stupide idée que de hurler en pleine forêt contre un visage de flamme invisible aux yeux des autres. Yeldéa ne pouvait plus supporter ce délire incessant qui grondait en son corps et en son âme. Ce serpent de flammes et de foudre qui envenimait sa vie et encerclait son âme la rendrait folle si elle devait constamment lutter contre.

*Nous devons lutter ensemble.*

*Pour une fois je suis d'accord mais une fois rentré à Pyrrhum il faudra mettre les choses au point et te corriger!*

La forme qu'elle avait aperçu auparavant s'approcha encore alors que Yeldéa se planquait un peu plus; les traces de sang l'avait trop facilement trahi pour l'œil habile. Par ailleurs, Yeldéa eu la chance de ne pas tomber devant un flic, ce n'était qu'une jeune femme rousse... merde une élève... qui était à la fête qui plus est. Yeldéa sentait pour une fois encore la panique lui montez violemment à la tête alors que l'autre folle de flammèche s'embrasa dans sa petite tête en hurlant que c'était une fille d'un autre élément. La ferme... que pouvait-elle y faire, elle avait été vu, mais il fallait qu'elle ne soit pas reconnu, donc il fallait parlé peu et pouvoir s'éclipser vite sans faire de mal. Par chance, cette fille était du clan de Thomas... mais par malchance, ces cheveux gris la rendait trop facilement reconnaissable.

"Apparemment, elles étaient pas très copines. T'es blessée, non?"

Quoi? Qui n'étaient pas très copines? Yeldéa s'arrêta de réfléchir se sachant à moitié reconnu? Le sang qu'elle avait perdu de sa jambe avait en partit coulé sur le duvet végétal et la jeune femme face à elle savait parfaitement la réponse à sa question. Oui elle était blessé mais non elle ne voulait pas d'aide, et surtout, elle refusait de rester ici plus longtemps, ce n'était pas ici qu'elle pourrait rentrer à Pyrrhum il fallait encore faire du chemin. Essoufflée et empruntant un air apeuré elle releva légèrement la tête vers la touffe rousse et le corps maigre qui était accroupie proche d'elle. Arianna la regardait fixement, elle savait parfaitement qui elle était... ET MERDE! Pour la fuit sans trace c'était plus que raté et même pire.


"Qui est pas copine avec qui?"

Yeldéa esquiva la question de savoir si elle était blessé en cachant l'épaule ensanglantée et la chemise en sang qui appartenait à Thomas. Encore un détail qui allait la trahir illico surtout qu'Arianna était du même âge et le connaissait probablement puisqu'ils étaient du même camp. Yeldéa soupira, inutile de se cacher plus longtemps, elle allait la jouer autrement au le cache-cache. Cette fille ne devait rien savoir, elle ne l'avait pas vu et encore moins entendu. Elle allait oublié ca très vite.


*Non! Pas de violence.*

"C'est rien, tu sais qui je suis n'est-ce pas?"

Suivant la réponse, elle allait se mettre à courir si tant est qu'elle puisse fuir. En fait cette option était des plus ridicules et empêchait de faire sa petite fuite discrétos. Donc autre option joué la carte du "j'ai des infos, et tu te tais!". Mais pas dis qu'Arianna en reste là, en tout cas l'idée de combattre était hors de question à cause de sa condition physique premièrement et ensuite parce que les élus quelqu'ils étaient se devaient de se taire pour un bon moment avant de recommencer leurs feu d'artifices! Attendant avec appréhension la réponse de son interlocutrice, elle faisait toute sorte de combinaisons dans sa tête pour espérer ne pas avoir à courir comme un dératé au risque de semer sa trace jusqu'à la porte des siens. Ce qui était totalement hors de question! Elle allait montrer la porte de sa cité à tous ces ennemis et aux humains, qui eux ne saisirait pas grand chose de la gravité de la situation depuis cet incendie et ce mort à la con! Où était-il cet idiot, elle croyait avoir sortit tout le monde de ce bourbier embrasé!

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MessageSujet: Re: Sombrer dans les lianes de l'oubli   Mar 29 Juil - 0:44

Apparemment, la fille devant elle semblait complètement à l'ouest. Elle avait le regard apeuré et désorienté de ceux qui ont fait une grosse, grosse connerie. Elle répondit d'ailleurs un peu à côté de la plaque à la phrase d'Arianna. Ou peut-être était-ce celle-ci qui était hermétique à la compréhension. Ou peut-être était-ce tout simplement qu'elle-même s'entendait comme cul et chemise avec sa locataire, et qu'elle allait donc balancer d'une seconde à l'autre l'une de ces boules de feu dont elle avait le secret. Mais ça, à voir sa tête, il était plus que permis d'en douter. Un sourire en coin étira les lèvres de la rousse tandis que la fille du feu tentait de masquer la chemise tachée de sang. Une chemise d'homme. Tiens tiens... Elle secoua la tête à la question de son interlocutrice.

"Rien, laisse tomber, c'est pas important."

Une dénégation à présent. Non, ce n'était rien. Il était évident que cette fille - outre, bien sûr, le fait qu'elle était portée disparue et que les flics étaient à ses trousses, mais ça, Arianna et son ordre des priorités très personnel s'en fichaient comme de l'an quarante - avait des choses à cacher. Après tout, Thomas, le chef des élémentalistes de l'air, ne portait-il pas une chemise semblable à celle-ci, le soir de sa disparition qui, étrangement, coïncidait avec celle de cette fille?
Celle-ci semblait s'être plus ou moins remis les idées en place, puisqu'elle s'enquit des connaissances d'Ariana par rapport à son identité. Cette fois, la jeune fille sourit carrément.


"Oui, je sais qui tu es. Et même si je ne savais pas, quelqu'un là-haut", elle tapota son crâne, "se chargerait de me le rappeler."

Voyant le regard affolé de la fille devant elle, elle leva une main, lentement. Pas de façon menaçante, non. Juste comme pour dire : 'ne pars pas, on doit encore discuter'. Après quoi, elle reprit la parole, cherchant un peu ses mots.


"Ecoute. Je... je te veux pas de mal. Je sais que t'es blessée, je sais que t'as essayé de te planquer en te couvrant de terre. C'est mauvais. T'iras... t'iras pas loin. Moi, je peux t'aider... si tu veux."

Elle avala sa salive, puis poursuivit.

"Tout ce que je veux, c'est savoir ce qui s'est passé à cette... cette putain de fête. Parce que là... là, je sens venir le gâchis, et je viens de passer un temps... un temps certain, dans la même pièce qu'une fliquette aussi aimable qu'un paquet de glaçons."

Elle marqua une pause, braquant son regard brun, soudain très sérieux, sur le visage apeuré de la fille du feu.

"D'accord? Hein... S'il te plaît."
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Yeldéa
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MessageSujet: Re: Sombrer dans les lianes de l'oubli   Mar 29 Juil - 17:02

Inutile de jouée les petites pommées innocentes et gentillette, voire apeurée. Arianna savait qui était Yeldéa et même si elle même ne le savait pas, l'autre le lui dirait. Bien, au moins, elle n'était pas seule à être possédé de façon désagréable. Yeldéa cessa sa comédie et regarda Arianna avec le plus grand des sérieux, un regard vif et perçant. Arianna joua les jeunes filles appaisante. Yeldéa était consternée de ce qu'elle avait fait et son visage se tordit de haine contre elle même, une moue dubitative se ficha par ailleurs sur son visage quand Arianna demanda ce qui c'était passé.

"T'es avec ces fichus flics hein! Pff peut m'importe maintenant, t'es de son clan t'as le droit de savoir un peu de ce qui c'est passé. De toute manière je peux te neutraliser si j'en ai l'envie."

Yeldéa se redressa et passa ses mains sur son visage pour retirer la terre et y voir un peu plus clair. Le visage à la pale couleur fit son apparition, elle détache ses longs cheveux gris et fixa Arianna encore accroupie. Yeldéa soupira lentement et la fixa encore un peu avant de se poser contre un arbre pouvant supporter son poids plume. Elle jeta un coup d'oeil à sa cuisse et eu un rictus.

"Qu'est-ce qui c'est passé... hum même moi je ne suis pas sûre de l'avoir vécu. Mais je consens a te dire ce que je sais. Répète ça aux flics si ça te chante mais il risque de ne pas tout gober. Et je pense que tu le sais comme moi."

Se raclant la gorge elle inspira et fixa les horizons avec ce regard toujours intense et imperturbable. Elle savait ce qui c'était passé, allait-elle omettre certains détails? Oui probablement sur la fin de ton récit. Thomas et elle... il valait mieux taire certaines choses, c'était leur seule moyen de survivre l'un et l'autre face à leur peuple. Thomas AVAIT un rôle important, Yeldéa le savait depuis toujours, depuis leur première rencontre, quand elle avait manqué de le faire bruler vif comme une vulgaire gambas.

"La soirée à commencée à mal tournée quand Thomas et une jeune fille d'un autre clan, celui de la terre je suppose, ont eu un accro. Je ne sais pas comment cela est arrivé, mais Thomas s'emballe assez rapidement... Bref, et l'un des type du clan, Antonio, un élève que j'ai connu il y a environ une année c'est pointé. Thomas était dans la merde, je l'ai sentie, j'étais en train de faire la folle avec une amie. Quand j'ai senti les vagues d'ondes je me suis précipité vers eux. Le temps de traversé le gymnase..."

Elle déglutit, comme vivant la douleur de Thomas lorsqu'il reçu les épines acérées de Chloé.

"...il a été blessé à la gorge. Je n'ai fait qu'éliminer une partie des projectiles. Seulement, je savais que cela allait tourné mal et j'ai déclenché l'alarme incendie en premier lieu sans aucune flamme pour autant."

Yeldéa se dévoilait dans ses capacités ce qui n'était pas une bonne idée forcement, mais peu importait, elle avait multiples capacités et pourrait neutraliser Arianna en cas de non contrôle de celle-ci ou simplement parce qu'elle avait de mauvaises intentions.


"Et puis ça c'est envenimé, ont été plus beaucoup dans le gymnase, Thomas, Antonio, la belliqueuse et une autre c'est ramené entre temps, et puis moi. Et celui qui est mort dont on ignorait parfaitement la présence. Tout c'est très vite passé après, Thomas est parti en vrille contrôlé par son fou d'élément,, moi j'ai mis à terre Antonio pour qu'il ne soit plus dangereux, mais j'ai pas eu le temps de neutraliser l'autre demoiselle que je me suis fait projeté à coup d'onde dans les tables. C'est là que le feu à réellement débuté et c'est aussi là que j'ai perdu total contrôle."

Et ensuite c'était devenu la catastrophe, les flammes qui s'étendaient peu à peu, asphyxiant l'air surchauffé. C'était probablement dans ses conditions que la victime était morte, sans laissé de trace énergétique de sa présence. Yeldéa ne l'avait pas ressentit, elle ignorait tout de son existence, peut-être aurait-elle pu le sauver lui aussi? Elle continua son récit tout en gardant une boule horriblement désagréable à l'estomac.

"Et puis la fille à subit les foudres de Thomas tandis que moi j'ai fait souffrir Antonio sans pouvoir m'empêcher de quoi que ce soit. Son amie arrivé en cours de temps à tenté quelque chose contre moi et ça m'a permis de retrouver mon équilibre. Mais j'avais déjà bien amoché Antonio. Donc j'ai déposé son corps inanimé au pied la donzelle, je crois m'être excusé, mais cela ne changera rien et puis je suis parti recherché Thomas alors que l'autre sortait. Et voilà la soirée... Mais ce qui t'intéresse c'est Thomas je suppose. Il est bien vivant si il n'a pas fait de bêtises. Nous avons quitté précipitamment mon appartement hier au petit matin lorsque j'ai entendu les infos. J'ai soigné ses blessures hier et lui les miennes et voilà, maintenant je fuis de mon coté et lui du sien."

Elle parut pensive en récitant ce qu'elle avait en tête. Le passage parlant de Thomas lui refaisait penser au début de nuit qu'il avait passé, enfiévré l'un et l'autre par l'adrénaline du combat et la faiblesse de leurs esprits l'un face à l'autre. Heureusement qu'elle avait encore un peu de raison pour arrêter les choses à un moment qui aurait pu devenir critique. Et pourtant son cœur se gonflait d'excitation en y repensant. Se giflant mentalement, elle reposa son regard sur Arianna.

"Voilà, je ne sais pas où est Thomas, fui séparément était la meilleure solution, je suppose qu'il rentre à sa cité pour un temps. Je vais probablement faire de même mais je ne te laisserais pas me suivre"

Yeldéa avait finit son récit et se redressait déjà pour attendre de voir partir au loin la petite curieuse, car ci celle-ci ne quittait pas les lieux, ils lui faudrait la tétaniser à coup d'éclair. Geste que Yeldéa préférait éviter en pleine forêt sur une innocente.

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MessageSujet: Re: Sombrer dans les lianes de l'oubli   Mer 30 Juil - 0:57

*Moi, avec les flics?*

Ana faillit éclater de rire. Penser qu'elle, Arianna Le Fay, douce rêveuse, mauvaise fréquentation et bonne buveuse en soirée, pût être une taupe, ça la clouait. Et puis, franchement, jouer les balances n'était pas son genre. Surtout que pour les flics, ça n'avait aucun intérêt matériel, et qu'il était extrêmement rare de lui voir faire des choses pour la seule gloire... Mais bon, vu sa sociabilité extrêmement développée, elle ne pouvait pas vraiment en vouloir à cette fille qu'elle ne faisait d'habitude que croiser dans les couloirs de l'université d'ignorer sa véritable personnalité et de tirer une gueule de six pieds de long. C'était dans ces moments-là, quand on lui prêtait des actes ou des pensées complètement contraires à sa véritable façon d'être, qu'elle se disait qu'être populaire et avoir trente-six mille amis colportant à tous les vents les moindres détails de sa personnalité lui aurait peut-être été utile à quelque chose. Enfin, elle n'allait pas non plus pleurer sur le lait renversé.
La fille en face d'elle avait l'air d'être son exact opposé. Stoïque, fière, sûre d'elle, n'hésitant pas à affirmer que, de toute façon, elle n'aurait aucun mal à la neutraliser. La belliqueuse fille de l'air susurra à son hémisphère droit qu'enfermée dans une bulle de vide, sans oxygène pour alimenter ses précieuses flammes, cette prétentieuse ferait sûrement bien moins la fière. Pourtant, la jeune femme ne réagit pas.


*Elle m'est plus utile vivante qu'asphyxiée. Et, tu sais, un corps, ça se retrouve toujours.*

L'humour noir d'Arianna ne se manifestait que très rarement, mais elle n'en pensait ordinairement pas moins. Elle écouta donc, un léger sourire aux lèvres, la suite de la péroraison de la blessée, mais fronça les sourcils quand celle-ci parla, une nouvelle fois, de la police. Merde, c'était donc une obsession chez elle?


"Je suis pas la taupe des flics, et tes soupçons m'agacent, alors continue, s'il te plaît."

Tandis que son interlocutrice se raclait la gorge, elle avisa, tout en se redressant à son tour, les traits tirés, la profonde blessure à la cuisse, le teint trop pâle, la faiblesse du corps mince appuyé contre un arbre. Malgré ses fanfaronnades, Yeldéa était mal en point. Mais elle se désintéressa bien vite de l'état de la jeune fille, toute à l'écoute de ses paroles qui lui décrivaient la soirée. Ainsi donc, Thomas avait perdu le contrôle de son élément... Ces pouvoirs pouvaient devenir une véritable calamité. Elle croyait se souvenir qu'il existait une bibliothèque à l'intérieur de la cité. Peut-être une solution se trouverait-elle dans l'un des ouvrages. En tout cas, ça devenait primordial.
A ce moment, Ana nota l'expression presque douloureuse qui se peignit sur les traits de la fille du clan adverse lorsqu'elle décrivit les blessures de Thomas. Une compassion bien malvenue, tout comme cet instinct qui l'avait apparemment poussée à voler au secours de son présumé adversaire. Et puis le fait qu'elle portât la chemise du jeune homme pouvait tout de même prêter à confusion, lui aussi.


*Ça y est, voilà qu'ils nous font Roméo et Juliette...*, ironisa perfidement la squatteuse, faisant montre de références probablement glanées dans le cerveau d'Arianna puisque postérieures à son propre temps. La rousse se contenta de hocher la tête, invitant Yeldéa à continuer, ce que celle-ci se hâta de faire, enchaînant avec le descriptif du reste de la soirée.

Hein? Quoi? 'Nous' avons quitté mon appartement? Arianna haussa un sourcil. La fille de l'air n'avait peut-être pas tort, finalement... Et puis elle était à peu près convaincue que Yeldéa était loin de tout lui dire. Il suffisait de voir la tête qu'elle faisait, et Ana se demanda fugitivement ce qui exactement s'était passé sur le campus, cette fameuse nuit. Enfin, peu importait. L'important était que - du moins d'après les dires de la fille aux cheveux gris, mais qu'aurait-elle gagné à mentir? - Thomas était vivant, en fuite, mais blessé. Et, effectivement, probablement retournerait-il à la Cité.
Arianna chassa une mèche rousse qui lui bouchait la vue, acquiesçant aux propos de la fille qui la regardait à présent d'un air presque hostile, attendant visiblement qu'elle s'en aille. Elle reprit la parole.


"Bien... je suppose que j'ai en quelque sorte une dette envers toi. Je ne dirai rien aux flics, si la parole d'une fille du clan de Thomas vaut quelque chose pour toi."

Elle n'avait pu résister à la tentation d'accentuer un peu le prénom. Une petite pique. Pas méchante, mais enfin elle savait qu'elle jouait avec le feu... sans mauvais jeu de mot.


"Maintenant... je te fous la paix, mais... ma proposition d'aide tient toujours jusqu'à la fin de cette histoire de merde. Si un jour tu as besoin de quelqu'un dont tout le monde se fout, d'une planque... Bonne chance."

Sur ce, elle tourna les talons et s'en fut, repartant vers la lisière de la forêt. Elle n'était pas précisément du genre collant, surtout quand ça impliquait éventuellement une attaque par des boules de feu pas très accommodantes. Et puis, surtout, elle avait d'autres chats à fouetter.


[A moins que Yeldouille n'ait une folle envie de taper la causette à Ana, je propose de clore le sujet. Heureuse d'avoir joué avec toi miss.^^]
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MessageSujet: Re: Sombrer dans les lianes de l'oubli   Sam 16 Aoû - 21:57

Loin de toute considérations négative, Arianna semblait écouter attentivement. Elle fut seulement exaspérée de la façon de Yeldéa se méfiait d'elle, mais il fallait la comprendre, Yeldéa était recherché par la police et elle aurait eu du mal à baratiner sur sa soirée, les flics savaient comment s'y prendre pour déceler les menteurs. Soupirant par moment, reprenant sa respiration par d'autre, Yeldéa acheva son récit tant bien que mal et laissa Arianna repensé à tous ces mots. Yeldéa se repassa la fin de soirée en tête, ces quelques maladresses. Une soirée fichue à deux cents pourcent, une robe abimée, souvenir d'un temps bientôt trop lointain, d'une femme qui avait perdue la vie en l'insufflant à une autre. Les flashs de la soirée revinrent en désordre, Thomas... cette fièvre qui les enivrait l'un et l'autre, qui les happait et leur dictait une conduite parfaitement stupide. Ou plutôt attirante... Yeldéa en frissonnait en repensant à certains gestes, certaines pensées qu'elle même avait eu. Que serait-il advenu d'eux si ils avaient continué leur stupidité, il ne valait mieux pas y penser et Yeldéa mettait cette stupidité sur le compte de l'adrénaline et du combat exténuant. La fatigue, les blessures, tout ceci avait fait un élixir parfait pour qu'ils perdent leur bon sens. A présent tout était en ordre et Arianna tourna les talons après avoir laissé entendre qu'elle n'irait pas vendre Yeldéa et que son aide serait toujours valable. Sans réellement répondre, la femme de feu nota ceci dans le creux de sa tête, celle-ci ne semblait pas hostile pour une fois, la gueulante de Yeldéa avait peut-être fait ses effets, ou tout simplement elle se retrouvait trop fatiguée pour être capable de pester et faire n'importe quoi.

Et en parlant de fatigue, Yeldéa renoua avec peine son garrot pour cesser de semer du sang partout, il employa ses pouvoirs pour bruler la plaie et lui éviter de s'infecter, la cautérisation fut douloureuse et les cris qu'elle lança ne pouvaient être réprimés. Inspirant à fond, elle repris sa marche avec plus de lenteur et atteignit la lisière de la forêt après moultes pauses plus longues les unes que les autres, et un temps qui passait probablement plus lentement que ce qu'elle ne croyait. Empruntant les passages boisés brodé de ronces, elle s'écorchait la peau et le jean, mais peu importait, la douleur était plus profonde en d'autres endroits. La lumière aveuglante d'une soirée qui s'entamait lui arracha une crispation faciale des plus significatives. La fatigue la rendait encore plus sensible au changement de lumière, elle recula de quelques mètres, elle devait s'assoir un peu encore avant d'atteindre le chateau qui était encore loin, trop loin même se disait Yeldéa. A ce rythme elle ne pourrait pas atteindre les portes de sa cité. La faim la menaçait d'évanouissement, et puis le manque d'eau et la perte de sang venaient ajouter un peu plus à la fatigue corporelle. Se fourrant derrière un rocher, dans les ronces et les orties elle s'assoupit sans le vouloir.

Un somme qui dura plus longtemps que prévu puisqu'elle se réveilla en sursaut à la la nuit tombée. Un rêve loin d'être sympathique l'avait transporté alors qu'elle se voyait emmené par les forces de polices. Décidée plus que jamais et inquiète, elle se remit en marche. Lentement mais surement elle faisait un pas devant l'autre sans lumière, parfois elle croyait entendre un bruit derrière elle, puis même des aboiements de chiens qui reniflait la trace de notre chère demoiselle. Courant alors et trébuchant elle finissait par s'éloigner, le coeur battant. La nuit parrut plus longue encore, exténuante au possible, elle ne pouvait pas faire de pause dans les endroits découverts.

A présent le château était à quelques mètres, elle le voyait, il suffirait de courir vite, de se masquer derrière quelques statues. La tête lourde et le corps vacillant Yeldéa début sa course peu rapide vers la porte du château. Plus qu'une dizaine de mètres et elle serait définitivement à l'abri. Son corps tomba comme une masse. Les bras ensanglantés par les coupures des piques, la jambe dans l'incapacité de la soutenir elle respira avec mal à terre. Plus qu'une dernière chance, rampez, rassemblez les dernières forces, et comme la peur donne des ailes, elle se releva suffisamment pour finir par avancer lentement en rampant à moitié. Nouvelle vague d'impuissance, le portail était à deux mètres uniquement, les chiens aboyèrent , Yeldéa eu un haut le coeur et manqua de régurgité de la bile. Les lampes torches sillonnaient les allés du château et elle finirait par être repérer si elle restait ainsi. Encore plus mal en point elle était au sol et avança pitoyablement centimètres par centimètres. Sufisamment proche elle finit par faire activer le portail avec cette proximité adéquaté, un mètre, rien de plus. Le portail avait beau être lumineux, aucune lumière n'éclairait le lieu ou Yeldéa peinait à approcher. Dans un dernier élan elle se releva et se jeta à travers la porte pour atterrir de l'autre coté du mur qui l'avait fait voyagé. La porte de Pyrrhum se referma immédiatement derrière une femme de feu sur les pierres pales de l'arrivé dans Pyrrhum. Emporté par la fatigue, la faim et tout le reste elle gisat sur le sol des élémantalistes de feu. Son sang se répandait lentement de sa cuisse qui avait finit par se réouvrir au frottement avec le sol. Le visage contre terre et les longs cheveux gris couvrait son visage, personne aux alentours pour le moment pour la secourir, qu'adviendrait'-il d'elle? Thomas... Rachel... Sopalia, ses noms se fixèrent dans son esprit alors qu'elle sombrait dans l'inconscient le plus profond. Un peu de repos de lui ferait pas de mal...

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