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 Interrogatoire d'Arianna Le Fay

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Inspecteur Monika Durand
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MessageSujet: Interrogatoire d'Arianna Le Fay   Dim 27 Juil - 18:53

Les pâles lueurs du matin se reflétaient sur la façade de pierre blanche du commissariat, plongeant celui-ci dans une clarté blafarde. Le soleil tapait, les nuages étaient rares, et la température montait. Pourtant, l’Inspecteur ne retirait pas la veste à manches longues de son tailleur foncé. Elle était assise devant son bureau, café en main, le regard fixe sur une feuille de papier posée sur son bureau à côté du journal. La jeune femme s’informait régulièrement de l’avancement de l’affaire aux yeux des médias. Dans les grands journaux, elle était passé inaperçue, comme un fait divers des plus banals. Dans la presse de Sinespirac, on en faisait toute une histoire. L’Université était l’une des plus grandes fiertés de la ville, et y mettre le feu était un crime, alors on avait l’impression chaque jour de lire des articles lus et relus les journées précédentes, sans aucune information supplémentaire, rappelant simplement que la police en était toujours au même point. D’ailleurs, c’était le premier point du papier qu’elle fixait que Monika Durand lisait à cet instant. Fraîchement sortie de l’imprimante, cette liste des évènements prévus de la journée avait été déposée là tandis que l’Inspecteur allait chercher son café, aux alentours de dix heures et quart. Il était dix heures vingt-cinq, et la demoiselle achevait de boire le liquide noir et plus qu’infect que la machine lui avait préparé. Sur le papier, il était écrit noir sur blanc après ce fameux premier point : « 10h30 : Interrogatoire d’Arianna Le Fay ». Cette étudiante avait participé à la fameuse fête qui avait précédé l’incendie et, comme tous ceux qui étaient passés avant elle et ceux qui allaient suivre, elle allait subir un interrogatoire tentant de lui ôter des lèvres le moindre indice qui pourrait aider à localiser les disparus ou à trouver le coupable de cet incendie forcément volontaire aux yeux de l’Inspecteur.

Monika Durand leva tout à coup les yeux, après une dernière gorgée de café, et observa l’horloge, au-dessus de la porte d’entrée fermée de son bureau. Dix heures vingt-huit sonnaient pile alors qu’un bruit vif et sourd résonna dans le bureau. La tasse avait retrouvé sa place sur le bureau, et la jeune femme s’était redressée. Elle passa ses mains sur son tailleur, faisant disparaître les plis et lui redonnant sa forme initiale, puis elle se mit à avancer. Ses pas, marqués par le bruit régulier de ses talons aguilles noirs touchant le sol, la conduirent jusqu’à la porte qu’elle ouvrit calmement et qu’elle referma à clef derrière elle. Dans le couloir, ce même bruit marquait son passage aux oreilles des autres policiers. Quelques uns la fixaient, impressionnés par cette figure féminine et si imperturbable comme il y en avait peu dans la police. Très vite, sans qu’elle ne leur ait lancé qu’un léger regard, elle rejoint la salle des interrogatoires dans laquelle elle aperçut une jeune femme d’une vingtaine d’année. Elle était à l’heure, visiblement. Elle était comme sur le dossier. Rousse, comme le montrait la photo d’identité. Mince. De petite taille. Bonne étudiante vivant et s’assumant seule. C’était Arianna Le Fay.


« Bonjour mademoiselle Le Fay, je suis l’Inspecteur Durand. Merci de vous être présentée ici à l’heure demandée. »

C’est-à-dire dix heures trente, l’heure exacte où on entendit la voix de l’inspecteur raisonner dans la salle pour la première fois dans la journée. Dans un premier temps, elle invita Arianna à s’asseoir tandis qu’elle restait debout. Elle allait fonctionner avec cette jeune femme comme elle fonctionnait avec tous. Une première question, classique, puis les suivantes, articulées selon les réponses, mais aussi les hésitations et les oublis potentiels de la demoiselle. Comme à son habitude, elle posa ses yeux noisettes face à ceux de l’étudiante, son regard perçant et tout aussi inexpressif que son visage traversa les verres fins de ses lunettes, parfaitement remontées sur son nez, et, avec le ton tout aussi monotone que chaque jour, à chaque interrogatoire, elle débuta :

« Mademoiselle Le Fay, vous étiez présente lors de la Fête Étudiante de l’Université. Racontez-moi un peu votre soirée, s’il vous plaît. »
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MessageSujet: Re: Interrogatoire d'Arianna Le Fay   Dim 27 Juil - 19:31

Le matin. Un des moments préférés d'Arianna. D'habitude, à dix heures trente, quand elle n'était pas en cours, elle venait de finir de décharger les cartons de vêtements de la boutique où elle travaillait, au centre commercial, et s'offrait le luxe apprécié d'une clope longuement savourée et d'un monologue avec son chat Jones, à la fenêtre de la petite chambre qu'elle occupait sur le campus. Manque de chance, cette fois-ci Jones attendrait le soir pour entendre les divagations de sa maîtresse, parce que, suite aux évènements survenus quelques jours plus tôt, à savoir la semi-explosion du gymnase de l'université, la disparition de deux de ses élèves et le ravageage de la malheureuse figure d'un troisième - oui, Arianna écoutait les infos - elle se retrouvait convoquée au commissariat pour, deux points, ouvrez les guillemets, vous poser quelques questions, fermez les guillemets.
C'est précédée de son habituelle odeur de clope froide qu'elle franchit les portes du bâtiment. L'agent à l'accueil, dont les cernes laissaient présager de la nuit qu'avaient dû passer les services de police, lui indiqua la salle des interrogatoires qu'elle n'eut pas de mal à trouver.

Elle n'attendit que quelques minutes, mais cela donna largement le temps à sa locataire clandestine d'amorcer une des discussions dont elle avait le secret.


*Encore la faute des autres... ils ne peuvent jamais se tenir tranquilles...*

*Ferme-la. C'était un accident.*

*Tu sais très bien que c'est faux. C'est cette fille, celle du Feu... Elle est mauvaise, elle veut notre mort... Elle veut la mort du Chevalier...*

*Arrête tes conneries. On se croise tous les jours à l'université avec cette fille, et c'est loin d'être une meurtrière.*

*Tu négliges ce que je te dis, Ana. Tu es une ingrate, une mauvaise.*

Un bruit de talons retentit dans le couloir et Arianna relégua l'autre dans un coin de sa tête. Une légère migraine se fit sentir. La squatteuse se vengeait. Mais déjà une femme élégamment vêtue entrait dans la pièce. Ana compara intérieurement le tailleur impeccable et les talons aiguilles avec son propre débardeur de coton rayé, son jean troué et délavé et ses baskets usées. Pitoyable. La femme se présentait. Un bonjour.


"Bonjour. Enchantée."

Un merci auquel Arianna ne répondit pas. Le formalisme avait ses limites. Les yeux noisette se braquèrent sur son visage, cherchant son regard, mais elle ne prit pas la peine de chasser la mèche qui masquait ses prunelles brunes. Elle avait envie d'une cigarette. Et les paroles de la femme accentuaient cette envie, parce qu'après tout quand on a des choses à cacher on est mieux derrière un écran de fumée, et même si elle n'avait à garder que les secrets des autres ce n'était déjà pas mal.


"Eh bien... je suis arrivée vers neuf heures et demie, tout le monde était déjà là, je venais de finir le boulot. Ensuite... je suis allée boire un verre au buffet. Et puis je suis sortie prendre l'air et fumer une cigarette."

L'image des deux étudiantes, face à face, échevelées, l'une couverte de sang, lui traversa tout à coup l'esprit. Son regard se fit vitreux tandis que s'y superposait la vision de deux autres jeunes femmes, les traits ravagés par la fureur, dans un autre lieu, dans un autre temps.
Elle chassa les images, renvoya la squatteuse là d'où elle venait - la migraine se fit plus pressante. L'inspectrice, toujours devant elle, la regardait.


"Euh... On peut fumer ici?"
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MessageSujet: Re: Interrogatoire d'Arianna Le Fay   Lun 28 Juil - 2:13

Pour faire clair et simple, le résumé fut bref. En effet, la soirée de la jeune Arianna s’était visiblement limitée à un petit verre et une cigarette, tandis que les autres étudiants étaient probablement en train de se trémousser sur la piste, sur une musique de électronique, attendant un groupe de rock qui n’est jamais venu, puisque l’incendie s’était déclenché avant son arrivée. L’Inspecteur devinait ce qu’Arianna n’avait pas dit de sa soirée. Elle continua à fixer l’étudiante qui se trouvait en face d’elle : vêtements usés, ongles rongés, légère angoisse. Tout cela noté en quelques secondes et un très furtif regard, presque imperceptible. Ce qu’elle avançait était probablement vrai, elle n’avait pas l’air d’être le genre de jeune fille à se mettre danser dès qu’elle arrivait, mais plutôt à rester tranquille, dans son coin. Néanmoins, ce n’était pas sur ce genre de préjugés qu’un policier devait tirer des conclusions, et l’Inspecteur devrait lui demander si quelqu’un pouvait témoigner de cela. Mais cela se ferait probablement plus tard. Pour l’instant, il fallait continuer l’interrogatoire. Et savoir ce qu’elle avait pu voir d’autre ce soir là. Puisqu’il n’y avait aucune allusion au sinistre, Monika Durand, les prunelles toujours coincées dans celles de son interlocutrice, insista avec les yeux, comme pour en demander plus. Arianna sembla troublée un instant, le regard légèrement vide. Puis, elle revint à elle-même, posant une question très éloignée du sujet. Là où un autre officier aurait hurlé un « Non mais où vous croyez-vous, mademoiselle ? » ou soupiré un « Et puis quoi encore ? », la jeune femme se contenta d’un simple :

« Non. C’est interdit. »

Cette mise en valeur de l’idée d’interdiction montrait bien à quel point Monika Durand se limitait parfaitement au règlement. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle était connue dans la police. Pas une seule bavure, jamais, tous les crimes sur lesquels elle avait enquêtés étaient résolus dans les règles de l’art, dans un respect complet des règles, sans jamais qu’on ne l’ait entendue hurler, ni que ne l’ait vue heureuse une fois l’enquête résolue. Jamais. Elle était impassible.
Elle le resta donc une fois sa réponse donné, et voyant bien que l’étudiante ne parlerait pas sans qu’on ne lui en demande plus, elle décida d’enchaîner, en lui exposant dans un premier temps les faits complets, qu’elle connaissait probablement déjà, pour mieux lui demander ce qu’elle savait dessus. L’Inspecteur entama ainsi son récit.


« Vous êtes probablement au courrant de ce qui s’est passé ce soir-là, mademoiselle Le Fay. Néanmoins, je vous rappelle les faits. Peu après que vous soyez arrivée dans le Gymnase ce soir-là, celui-ci a pris feu, tuant un homme et en blessant un autre très grièvement. »

Elle marqua une pause. Antonio, ce jeune homme d’un peu plus de vingt ans, n’était visiblement pas blessé par l’incendie lui-même. On l’avait agressé. Mais pour l’instant, ce « on » restait inconnu de tous et Monika Durand préférait se contenter de dire qu’il était simplement blessé. Quoiqu’il en soit, une fois ces faits qu’Arianna avait probablement lus dans la presse en plus d’y avoir assisté, elle devait maintenant répondre aux questions de la jeune femme qui l’interrogeait. Celle-ci enchaîna justement, supposant bien évidemment que l’étudiante était encore à l’extérieur lors du début de l’incendie, puisqu’elle était arrivée très peu avant :

« Étiez-vous encore dehors lorsque l’incendie s’est déclenché, mademoiselle Le Fay ? »

Cette habitude d’appeler les témoins et suspects par leurs noms de famille au moins était encrée en l’Inspecteur plus qu’en tout policier. C’était devenu comme un automatisme, et cet automatisme montrait bien, encore une fois, à quel point cette policière était droite, et à cheval sur la réglementation. Son regard se fit un peu plus pressant, toujours maintenu dans les pupilles marron de celle à qui elle adressait la question suivante, anticipant la réponse à la question précédente qui était plus qu’évidente :

« Très précisément, qu’avez-vous vu ? »
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MessageSujet: Re: Interrogatoire d'Arianna Le Fay   Lun 28 Juil - 3:36

Un simple "non", sec, mais pas méchant. Cette femme était bizarre. Evidemment, elle n'allait pas se comporter comme les mecs de la brigade des mineurs qui, à l'époque héroïque où Ana se pintait la tête avec des individus plus ou moins recommandables, les ramassaient dans le fossé, le teint aussi terreux qu'eux, exaspérés par tant d'inconscience chez les jeunes d'aujourd'hui. Non, elle, c'était un gros bonnet. Une scientifique. Arianna retint un soupir qui n'aurait pas été très bien vu, et se tut. Ce fut donc à l'inspectrice de parler, débitant un résumé de la soirée que la jeune élémentaliste avait déjà souventes fois entendue à la radio.

"...celui-ci a pris feu, tuant un homme et en blessant un autre très grièvement."


Evidemment qu'elle avait vu la tête de ce mec, Antonio, quand l'autre fille s'était à moitié jetée sur lui pour le protéger. Evidemment qu'elle avait vu le gymnase prendre feu. Un autre mec brûlé vif. Gâchis, gâchis, gâchis. Et Thomas qui avait bêtement disparu juste après toute cette histoire... En même temps, c'était peut-être aussi bien pour lui. Arianna replaça une mèche derrière son oreille, dégageant son regard. L'inspectrice posa enfin la question cruciale, le fameux 'où étiez-vous dans la nuit du..'.


"J'étais là, oui. Le gymnase a pris feu d'un seul coup. Les bouteilles d'alcool, je pense. J'étais peut-être à... cinquante mètres, oui, comme ça."

Elle s'arrêta un instant, comme pour rappeler les souvenirs à elle. Elle allait devoir décider très vite de ce qu'il était ou non bon de dire à cette fliquette en tailleur impeccable. Et la migraine qui cognait dans son crâne autant que sa colocataire qui tentait de lui souffler des réponses, n'arrangeaient rien.


"Après, cette fille brune... Sophia, je crois. Elle est sortie du gymnase, et tout de suite après, la fille qui a disparu, Yeldéa. Elle portait le jeune homme blessé, Antonio. Je pense que c'est elle..."

*qui a mis le feu, qui a mis le feu! Dis-le! Si je dois même commencer tes phrases...*

*C'est. Moi. Qui. Parle.*

Elle porta une main à son front. Si la squatteuse commençait à parler à sa place, elles n'étaient pas vraiment sorties de l'auberge. Cette inspectrice devait déjà la croire à moitié folle, il ne manquerait plus que ça. Elle s'autorisa un rictus à peine perceptible.


"Excusez-moi, je suis fatiguée... Migraine chronique. Je disais, je pense que c'est elle qui lui a sauvé la vie. Vu l'état dans lequel il était, je ne crois pas qu'il aurait pu sortir tout seul. Et puis elle est rentrée dans le gymnase de nouveau. Pour aller rechercher d'autres personnes, je suppose. Elle n'est pas ressortie, enfin je ne l'ai pas vue ressortir."

Elle marqua un temps. L'un dans l'autre, elle ne s'en était pas si mal sortie. Si on ne creusait pas trop, l'histoire restait plausible. Plus qu'à se tirer de l'étape 'je me casse sans aider personne'.

"J'aurais sans doute dû venir aider, mais je ne voyais pas très bien à quoi je pouvais être utile. Et puis une autre fille est arrivée et a parlé à Sophia, et... je ne sais pas trop ce qui s'est passé, mais en deux temps trois mouvements la pelouse était pleine de monde, on ne s'entendait même plus... Après, je ne sais pas. Je suis rentrée. J'imagine que tout le monde a attendu les pompiers et la police."
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MessageSujet: Re: Interrogatoire d'Arianna Le Fay   Lun 28 Juil - 4:38

À cinquante mètres. Ce n’était pas très loin que se trouvait l’étudiante lors du drame. Pourtant, elle n’en savait pas vraiment beaucoup, ou elle cachait bien le plus intéressant. Monika Durand l’écoutait raconter, hésiter, s’embrouiller un peu, faire quelques suppositions, mais seulement à propos des noms des acteurs de la scène, rien de plus. De façon très évasive, en plus. Elle rapportait les faits à sa manière, rien de plus. Elle évoqua Sophia, la jeune fille qui avait permis à Antonio de survivre, puisque c’était elle qui l’avait mené jusqu’à l’Hôpital où lui furent accordé des soins intensifs. C’est là-bas aussi qu’on avait remarqué ces blessures bien différentes de celles que causait un incendie. Parce qu’un incendie ne brisait pas des côtes, non. Puis, l’étudiante affirma que Yeldéa avait porté le blessé.

En quelques secondes, décryptant ce récit finalement pas si inutile que cela, Monika en apprenait un peu plus sur ce qui s’était vraiment passé ce soir-là. La question qui allait suivre se préparé déjà, mais pour le moment, la femme restait silencieuse, toujours impassible, écoutant la suite. Une phrase fut entamée, puis écourtée de façon plutôt étrange et brusque. Pas une hésitation, cette fois, mais un désir bien volontaire de s’arrêter là. Puis, la jeune fille prétexta la fatigue, une migraine récurrente, une excuse qui n’était pas valable pour l’Inspecteur, mais celle-ci n’en dit rien, elle écoutait attentivement, analysant tout, sans arrêt. La jeune fille repris et supposait que c’était Yeldéa qui avait sauvé la vie à Antonio et qu’elle était probablement retournée dans le Gymnase, pour retrouver d’autres personnes, sans jamais en ressortir, du moins, pendant qu’Arianna se trouvait-là. La jeune fille fini par justifier le fait de son aide inexistante à s’occuper des blessés. Rien d’intéressant à retenir, là. De toute façon, elle n’était pas là pour qu’on lui mette sur le dos une peine pour non-assistance à personne en danger. L’enquête que Monika Durand essayait de résoudre était plus profonde et mystérieuse que cela. Celle-ci repris la parole lorsque son interlocutrice eut terminé, puisqu’elle évoquait alors son départ des lieux du crime.

Pour la première fois durant l’interrogatoire entier, l’Inspecteur changea de position et détacha véritablement ses yeux de ceux de l’interrogée. Elle marcha un peu, simplement trois pas moyennement lents qui furent marqués par le bruit des talons posés à terre. Le son avait été bien plus léger que lorsqu’elle avait quitté son bureau et traversé le couloir. L’Inspecteur réfléchit, l’espace de ces trois pas, l’espace d’une petite seconde qui suffit à les réaliser, puis elle se retourna, fixant de nouveau Arianna qui n’était maintenant plus vraiment face à elle, mais un peu à sa droite. Elle reprit :


« L’alarme à incendie s’est déclenchée, annonçant les évènements, et les élèves ont quitté la salle. Vous l’aviez déjà quitté bien avant, mais vous avez bien dû y passer quelques temps, non ? »

Elle s’arrêta un court instant, scrutant encore plus fortement le regard de son interlocutrice, analysant ses réactions, car les réactions se voyaient mieux à travers les yeux. Ceux d’un menteur fuyaient, ceux d’un complice paniquaient, ceux d’un coupable s’excitaient. Elle ne considérait pourtant pas Arianna comme l’un des trois pour l’instant, mais essayait simplement de découvrir quel genre de témoin elle était en réalité.

« Avez-vous justement aperçu avant de quitter le Gymnase les personnes que vous évoquez dans vos dires, mademoiselle Le Fay ? Sophia, Antonio, Yeldéa. Comment se comportaient-ils avant le drame ? Que faisaient-ils ? »

Comme si il était évident qu’Arianna fut au courrant de leur faits et gestes, Monika Durand ignorait encore ce qu’elle désirait faire dire à la jeune étudiante, mais elle savait qu’elle en tirerait quelque chose. Déterminée, encore et toujours, elle attendait maintenant sa réponse. Chaque seconde de silence comptait. La demoiselle avait probablement remarqué la présence de l’un de ces trois jeunes gens plus ou moins impliqués dans l’affaire. Leur position durant la soirée, leur activité ou leur contact éventuel pourraient probablement grandement éclairer l’Inspecteur sur ce qui s’était passé à l’Université cette fois-là. L’Inspecteur essayait donc de faire dire à la jeune fille tout ce que celle-ci savait, puisque d’après elle, celle-ci avait sûrement quelque chose à cacher. Pas quelque chose qui l’impliquait directement, non. Plutôt quelque chose qu’elle aurait vu et qu’elle n’aurait pas voulu voir, pour ne jamais avoir à en parler, à en témoigner. Ne jamais avoir vu cette chose l’aurait bien arrangée, mais c’était fait, il était trop tard. Et maintenant, elle n’était pas à l’aise face à la plus décidée des Inspecteur que le Commissariat de Sinespirac avait pu recruter.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire d'Arianna Le Fay   Lun 28 Juil - 20:06

Enfin, l'inspectrice lâcha Arianna du regard. La jeune élémentaliste put enfin respirer. Elle détestait être détaillée, agrippée par ces yeux inquisiteurs. Ça lui donnait toujours l'impression d'être prise en faute, d'avoir fait quelque chose de mal. Quand on la regardait, c'est qu'elle n'avait pas réussi à être suffisamment discrète, qu'elle avait trop bougé, trop couru, trop crié, trop ri. Parce que "Ana, ne fais pas tant de bruit, tu sais bien que maman est malade et qu'elle doit se reposer...". Souvenirs d'enfance.
Clac, clac, clac, firent trois fois les talons aiguilles. A nouveau les yeux marron de la femme devant elle se braquèrent sur elle, l'étudiant minutieusement de derrière les verres transparents. Arianna ne prit même pas la peine de tourner la tête vers la droite pour rencontrer les prunelles questionneuses. Les mots suffiraient amplement.

Elle chassa à nouveau une mèche rousse de devant ses yeux tandis que l'inspectrice reprenait la parole. Ainsi, elle 'avait bien dû passer quelque temps' dans la salle. Si ce n'avait été la présence de quelques bonnes bouteilles, elle ne serait probablement jamais allée à cette fichue fête. Un sourire un peu amer étira presque imperceptiblement le coin de ses lèvres. Les paroles d'une chanson des années 80, 'Antisocial', qu'elle affectionnait particulièrement, résonnaient dans sa tête. Mais pour le coup, contrairement au héros de la chanson, Ana avait plutôt intérêt à garder son sang-froid, surtout que l'inspectrice l'interrogeait à présent sur les faits et gestes des protagonistes durant la soirée. Dieu merci, elle ne mentionna pas le nom de Thomas. Au moins elle serait dispensée d'avoir à fournir des détails sur le comportement du maître de son clan.


"Eh bien, Antonio et Sophia étaient ensemble, ils discutaient. Ils étaient cavaliers pour la soirée, il me semble. Quant à Yeldéa, je crois l'avoir vue avec une autre fille, une rousse, qui est aussi à l'université il me semble. Mais je suis sortie très vite. Je n'ai pas d'affection particulière pour les salles bondées, je ne préférais pas rester."

Maintenant que sa squatteuse l'avait à peu près laissée tranquille, elle parlait avec plus d'assurance, sa voix était plus calme et ses idées plus claires.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire d'Arianna Le Fay   Mar 29 Juil - 4:01

Le regard pointé en face, sans jamais fixer celle qui s’adressait à elle depuis que celle-ci s’était déplacée, Arianna répondait. De son côté, l’Inspecteur scrutait tous ses actes, bien que l’interrogée fut plutôt immobile puisque l’un de ses seuls mouvement autres que celui de ses lèvres fut cette remise en place de sa chevelure rousse qui lui cachait la vue, autrement dit un geste qui n’était pas très utile à la policière. Le regard de celle-ci était comme la jeune fille : immobile. Si des lasers avaient pu sortir de ses pupilles braquées sur la jeune fille, ils auraient transpercé chaque verre de sa paire de lunettes en plein centre, formant une étoile de craquelures tout autour du trou. Malgré le fait que la jeune fille soit presque inerte, Monika Durand ne pouvait s’empêcher de s’arrêter de la fixer. Elle en avait encore une fois l’habitude : un geste pouvait être décisif, un moment de faiblesse de sa part pouvait laisser glisser entre ses doigts - ou plutôt entre ses yeux - une information capitale. Par conséquent, bien que la technique ne fût pas très fructueuse pour le moment, elle continuait, inlassablement.

La réponse produite par l’étudiante fut brève et n’apporta une fois de plus aucune information à l’Inspecteur. Antonio et Sophia avaient été ensemble pendant la soirée, Yeldéa avec une jeune fille rousse. À vrai dire, l’Inspecteur supposait à cet instant la fuite de Yeldéa, comme si celle-ci avait quelque chose à se reprocher. Il lui fallait donc trouver cette chose, pour comprendre. Ce n’était pas son dialogue avec cette rousse, Rachel Nogami probablement, déjà interrogée, parmi les premiers témoins convoqués, que l’on pouvait lui reprocher. Non, il aurait fallut qu’elle ait contact avec cet Antonio, qu’elle fût plus ou moins responsable de son état, pour qu’elle désire s’enfuir. Si ce n’était pas le cas, alors elle n’avait pas fuit. Elle était plutôt probablement en danger, peut-être enlevée. Par ce Thomas ? Peut-être. Mais il fallait arrêter là les suppositions. Ce n’était pas le moment. Le moment, c’était lorsqu’elle était seule, face à son bureau, et qu’elle schématisait sur son bloc notes ce qui avait pu se passer, une cigarette à la main, le plus souvent le soir, dans les dernières dizaines de minutes de son service. À cet instant là, celui où elle avait Arianna face à elle, il fallait se baser sur les faits qu’elle lui rapportait pour tenter de déduire quelque chose. Et, pour l’instant, rien de vraiment très intéressant vis-à-vis de l’enquête, non. L’étudiante refusait peut-être de parler de ce qu’elle avait vu au sujet de Yeldéa ou d’Antonio. Pourtant, elle avait l’air beaucoup plus calme que précédemment. Maîtrise de soi justifiée par l’urgence de la situation et le désir ardent de ne rien révéler de ce qu’elle savait, ou simplement le fait de ne rien avoir à se reprocher. Quoiqu’il en soit, l’Inspecteur n’aurait pas de résultats pour le moment sur ce côté de l’enquête. Elle décida donc d’en attaquer un autre.

Restait le seul point de l’enquête que l’étudiante n’avait pas abordé encore par omission, volontaire ou non, et plus précisément le seul protagoniste de la scène qu’elle n’avait pas évoqué. Disparu lui aussi, et on ne savait toujours pas pour quelles raisons, il fallait à l’Inspecteur Durand plus d’informations sur les faits et gestes de ce personnage.
Cinq pas, cinq nouveaux bruits de talons aiguille frappant le sol gris de la pièce, cinq bruits qui résonnèrent dans la salle silencieuse, un regard à nouveau relâché, puis le retour à une position immobile, et le regard à nouveau fixe sur le témoin potentiel d’informations primordiales à la résolution de l’enquête, des informations que la police ignorait et que Monika Durand devait encore découvrir. Elle se lança donc, le plus clairement du monde.


« Et qu’en est-il de Thomas Keraz, mademoiselle Le Fay ? Disparu lui aussi la nuit de l'incendie, vous l’avez probablement aperçu dans le Gymnase ce soir-là ? Ou ailleurs. »

Ses yeux toujours perçants restaient fixés sur Arianna, attendant une réponse qui aiderait à la construction de réponses aux questions que l’on se posait encore partout dans ce poste de police, et même en dehors. Si l’étudiante refusait de donner des informations à la police - ou n’en avait aucune à confier, tout dépendant du point de vue, bien que Monika Durand n’en ait aucun -, il n’y aurait probablement plus rien à ajouter ce matin. Tout dépendait de la réponse à venir.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire d'Arianna Le Fay   Mar 29 Juil - 23:55

Toujours ce regard. Arianna commençait à en avoir sérieusement sa claque de ces yeux qui la fixaient inlassablement. Elle avait l'impression que l'inspectrice cherchait à forer un trou dans sa boîte crânienne pour pouvoir observer l'activité de ses neurones plus facilement. Elle a des yeux revolver, elle a le regard qui tue... Mais pourquoi fallait-il toujours que des paroles de chansons des années 80 lui viennent dans des moments pareils? A croire que ses références culturelles elles-mêmes lui voulaient du mal. Bref, en attendant, elle n'était pas plus avancée, et elle ne put que continuer, obstinément, à fixer un point dans le vague, juste devant elle. Hors de question de croiser les prunelles vitrées de la fliquette une nouvelle fois. Sauf que celle-ci, visiblement pas décidée à rester en place, bougeait de nouveau. Clac, clac, clac, clac, clac, firent cinq fois les talons aiguilles.

*Merde, elle va pas se décider à arrêter de me tourner autour?*

De ces pensées, fort peu sympathiques pour la femme, aucune ne se refléta sur le visage d'Arianna qui se contenta de profiter des quelques brefs instants de détente qui lui furent accordés, avant que l'inspecteur Durand ne s'arrête à nouveau juste devant elle, la remettant illico presto sur le grill.
Et quel grill... Des questions sur Thomas, à présent, alors qu'Arianna elle-même, comme le reste de son clan, aurait bien voulu trouver des réponses à ses propres interrogations. Bien entendu, elle ne dirait rien de compromettant, mais le lien improbable qui existait entre le jeune étudiant en anthropologie et elle-même, élève en météorologie, comme entre tous ceux de Paralda, resterait bien plus à sa place dans les méandres de son esprit qu'exposé aux yeux d'une policière fouineuse.


"Ton... Thomas..."

Ça y était, ça partait mal. Elle avait déjà failli employer le surnom auquel répondait le jeune élémentaliste au sein de la cité, au lieu de son prénom usuel. Elle inspira, se ressaisit, continua.


"Thomas était venu... seul, je crois. Juste avant que je sorte, il discutait avec une fille. La fille qui est sortie pour aider Sophia quelque temps après, d'ailleurs... enfin il me semble. Je ne connais pas très bien tous ces gens, en fait, je n'ai pas spécialement fait attention."

Elle regretta cette phrase juste après l'avoir dite. N'était-ce pas un peu trop? Et surtout, n'était-ce pas en contradiction avec les informations, somme toute assez précises, qu'elle avait données sur les faits et gestes de ses camarades?
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Inspecteur Monika Durand
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MessageSujet: Re: Interrogatoire d'Arianna Le Fay   Sam 2 Aoû - 2:50

La première réponse de l’étudiante, même si elle ne s’en rendait peut-être pas vraiment compte, c’était d’avoir bafouillé. Elle avait hésité en prononçant le nom de ce fameux disparu, et cela voulait bien dire que la situation de Thomas troublait la jeune fille, sur un plan ou un autre, et cela, Monika Durand en était bien consciente. Pourtant, cette remarque n’influa aucunement sur sa position, son expression ou son regard. Non, loin de là. Elle restait, toujours aussi immobile, les yeux fixés sur la jeune fille, toujours dans l’analyse quasi-scientifique du moindre de ses gestes, de la moindre de ses paroles. De tout ce qui pouvait avancer son enquête, en fait. Car Monika Durand était là pour atteindre son objectif. Celui-ci était de boucler cette enquête, sans pour autant la bâcler : trouver la solution à l’énigme, éviter que l’affaire soit classée, être payée, avoir peut-être même ce fameux supplément, et aller exercer son métier d’Inspecteur dans un autre commissariat, sur une autre affaire, avec la résolution de l’incendie de l’Université de Sinespirac en plus sur la liste des affaires qu’elle avait classée.

L’Inspecteur écoutait Arianna parler, puis releva sa conversation avec une demoiselle qui était l’une de celles qui avait aidé Antonio à rejoindre les soins intensifs. Voilà une information bien intéressante. Alors, Thomas aurait eu contact avec cette fille qu’Arianna avait omis de citer jusque là, probablement pas volontairement, puisqu’elle le faisait maintenant sans visible dérangement. Cette jeune fille s’appelait Chloé Bracs et elle avait quitté le Gymnase bien plus tard que Sophia, puis avait aidé celle-ci à mener Antonio à l’Hôpital. À l’intérieur, elle n’avait probablement pas été seule. Mais visiblement, Arianna n’en savait pas plus. La jeune Chloé n’avait pas encore eu l’occasion d’être interrogée, mais son emplacement sur la liste grimpait parmi ceux qu’il fallait convoquer au plus vite puisque leur témoignage serait sûrement de la plus haute importance. Si elle avait eu contact avec Thomas, elle saurait peut-être expliquer sa disparition, ou du moins laisser l’Inspecteur en supposer les causes. C’était une piste intéressante...
Monika Durand déduisait du ton de l’étudiante qu’elle n’en savait pas plus sur le thème abordé dans cette fameuse conversation, puis elle surenchérissait en précisant qu’elle n’avait porté beaucoup d’attention à toute la scène. C’était une façon détournée de dire qu’elle n’en savait pas plus, qu’elle était incapable d’apporter de nouvelles précisions à l’Inspecteur, qu’elle ne pourrait probablement que répéter tout ce qu’elle avait déjà dit et n’ajouter aucun nouvel élément à l’enquête.

L’Inspecteur se remit à marcher, fit deux nouveaux pas, deux nouveaux bruits, pour se retrouver à nouveau bien en face de l’interrogée, comme au début de l’interrogatoire. Elle la fixa un instant dans les yeux, scrutant son regard, et dit :


« Thomas Keraz est porté disparu depuis le soir de l’incendie. Et cet incendie aux causes inconnues à lui causé un mort. Il serait une entrave à la justice que de cacher un quelconque élément important à la police. »

Bien qu’elle était convaincue de n’avoir aucune information supplémentaire, Monika Durand exerçait son métier et prévenait la jeune fille qui se trouvait en face d’elle des dangers qu’elle encourait à éviter de dire quoi que ce soit d’important aux forces de l’ordre qui menaient l’enquête, qu’elle deviendrait alors « complice » d’un crime si elle en cachait les origines ou une partie de celles-ci. Comme l’Inspecteur s’en doutait, son interlocutrice n’ajouta rien, garda le même comportement que celui qu’elle avait depuis le début de la séance de questions avec la jeune fille. Elle acheva :

« Merci de votre collaboration, mademoiselle Le Fay. Je vous souhaite une bonne journée. »

Cette collaboration n’apportait peut-être pas d’éléments-clefs à l’enquête de l’Inspecteur Durand, mais elle lui donnait de nouvelles informations, de nouvelles pistes dont le rôle était peut-être mineur, mais restait important. Elle regarda l’étudiante interrogée quitter la pièce, et s’en alla faire le rapport de cet interrogatoire dans son bureau, avant de préparer le suivant…
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Interrogatoire d'Arianna Le Fay
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