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 Mémorandums de Johann

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Johann Monstuart
Oblivius
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Nombre de messages : 64
Âge : 19 ans
Emploi : Étudiant Universitaire
Clan : Paralda
Date d'inscription : 06/05/2007

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MessageSujet: Mémorandums de Johann   Mar 1 Juil - 4:27

On va zapper le tout début, il s'agit ici surtout de récapituler l'année de découverte.







La routine.
C’est ce qui résuma bien vite le quotidien de Johann. Une succession de journées plus ou moins identiques, parfois plus négatives parfois plus positives que les précédentes. Si certains individus au sang chaud, toujours aussi exécrables qu’insatisfaits auraient criés à la mort et se serraient battus corps et âme -pour sombrer corps et biens- dans l’objectif de rendre leur vie plus attractive, Johann lui n’en avait fichtrement aucune envie. Le quotidien avait cet avantage d’être sans mauvaises surprises, un instant de vie pleinement contrôlé et prévu. Le seul genre de moment ou l’on peut finalement considérer être maître de son destin. Le blondinet le voyait ainsi, d’autres auraient dit tout au contraire que ces banalités étaient comme milles cages, des preuves que la société te liait et te contrôlait. Mais Johann n’est pas comme ça, il n’avait jamais aimé les gens trop spontanés, bien souvent tout bonnement trop cons. Une vie arrêté pour quelqu’un qui a des idées arrêté, rien de plus normal.

Donc Johann se levait le matin allait en cours, mangeait, allait à la BU et travaillait ses tds avant de retourner dîner puis sortir ou dormir. Le groupe de relation qu’il s’était constitué voulait qu’il ne traverse jamais un couloir de la fac ou un chemin du campus sans être interpellé. Il avait ce genre de charisme étrange qui lui permettait de s’insérer parfaitement et de prendre de l’importance dans la vie des gens. Cependant il n’avait jamais été assez dupe pour croire que tout ces individus trop effrayés par 15 secondes de solitude ne lui parlait autrement que par pure formalité. Il lui arrivait de passer de bons moments en leur compagnie, de rire, de s’ouvrir un peu, mais jamais Johann n’avait douté sur le fait qu’il serait toujours seul, abandonné, dès lors qu’il faudrait faire face à l’adversité.

Mais la vie à la faculté s’était tout de même empreinte de superficialité et de plaisirs simples. Un univers d’étudiant, propre et aseptisé ou s’entrechoquaient espoirs et ambitions, un endroit empli d’individus chamboulés et à l’émotivité exacerbée, la faculté était sûrement l’endroit le plus humain que Johann n’avait jamais vu, d’ailleurs c’était une nouveauté pour lui de voir autant de jeunes dans un même endroit en pleine journée. Une impression de vaste communauté. Il faisait parti de quelque chose au même titre que d’autres jeunes. Mais la encore et toujours quelque chose clochait.

Monstuart se démarquait déjà par son cursus ambitieux, son bi-deug n’était pas le genre de tentative faite pour un fainéant dans son genre. Mais pour l’instant il surnageait, tant qu’il accomplissait un effort nouveau pour lui et d’autant plus démesuré : relire ses cours. Ses notes au premier gallo d’essai avaient été dans la norme.

Tout se déroulait normalement, bien qu’il n’ai plus jamais revu ni Naomi ni Nicolas qui furent parmi ces premiers contacts. A vrai dire il avait eu fort à faire…


Johann avait toujours été un peu spécial, ne serais-ce parce qu’il était persuadé de l’être, non pas d’être spécial mais hors-norme, il était quelqu’un d’une valeur différente, un être supérieur, cette supériorité n’était pas acquise puisque contrairement à l’ineffable égocentrisme qu’il affichait en public pour correspondre au profil que la communauté lui avait donné, le blondinet n’avait jamais eu la conviction d’agir mieux que les autres, dans les faits il semblait et était banal, normal, commun, comme ses notes. Ainsi cette distinction, cette supériorité devait émaner d’autre chose qui le surpassait. Quelqu’un l’avait choisi lui, il était tout bonnement un élu. Elu de qui ? Elu de quoi ? Il n’en avait à ce moment aucune idée.

La seule preuve qu’il avait datait de l’accident. Mais n’avait-il pas rêvé ? Après tout ce fût dramatique et cela se passa si vite. Son commandant avait sombré par une absurde manœuvre et une folle présomption, puis il avait du finir la route seul, dans le froid et les remords, l’incompréhension et le malaise. Alors n’avait-il pas rêvé ?

NON, il avait bel et bien marché sur l’eau, un instant bref, trop bref, mais fou, magique, terrible, complètement surnaturel. Seul, raide par dessus la surface de la mer déchaîné, si petit mais si puissant dans cette nature ennemi, ces glaciers immenses qui le surplombait et ce souffle si fort. Il était un élu divin, tel Jésus avant lui il avait marché sur la surface de la mer en furie, il n’était pas un Dieu, ou sinon il ne l’était pas encore…


C’est pour se donner une contenance, s’assurer de son délire, vérifier la nature des faits. C’est en acceptant de se remémorer ce qu’il avait fuit en venant dans cette ville, la mer et son histoire, qu’il put enfin commencer à approfondir le sujet. Il avait deux dominantes dans sa démarche de recherche. Il s’intéressait à ce qui caractérisait un être supérieur ou encore le statut d’élu au travers des mythologies et des histoires. Presque un sujet de thèse. Ensuite il s’intéressait au surnaturel et aux événement absurdes, notamment son aventure…

Et les cas de personnes prétendant marcher sur l’eau pullulaient sur le net. Il avait abusé d’une douzaine de moteurs de recherche divers et variés pour tomber uniquement sur du vent, la blague. Ainsi l’échelle informatique et mondiale semblait trop vaste pour qu’il perpétue ses recherches. Quant au sujet des élus, le net le fit tomber uniquement sur un site internet de rôle-play pour adolescents.

En fait c’est à la bibliothèque universitaire qu’il tomba plus ou moins de manière hasardeuse sur un ouvrage intérressant. Johann travaillait beaucoup à la BU, en fait il travaillait uniquement la-bas, le travail des autres le culpabilisait et du coup le motivait, seule cette atmosphère le permettait de s’y mettre sérieusement. Ce jour la, il avait à travailler sur ce que l’on peut appeler l’un des premiers textes de droits, un cas pratique se basant sur du droit romain, la blague. Il devait rechercher dans les vieux codes qui pourtant étaient des rééditions du C.C. de Justinien car quelqu’un à eu la mauvaise idée de promulguer la non-rétroactivité des lois, une loi ne peut s’appliquer sur un fait antérieur, c’est logique, mais chiant.
Ainsi donc Johann consciencieux et ennemi de l’informatique avait décidé de se couvrir de poussière pour obtenir l’ouvrage. La secrétaire de la bibliothèque lui confia les clefs des « archives d’archives » soit l’endroit ou étaient accumulés tous les écrits obsolètes, désuets, reniés, évités, délaissés des lecteurs. Johann compris vite pourquoi la jeune femme ne l’avait pas accompagné. La pièce non ventilée était particulièrement difficile à arborer. La poussière avait fait par endroit de tels monceaux que ces derniers avaient réussi… à pourrir ! C’est dire. Cela mis-à-part, l’odeur de papier ancien, jouxté au renfermé et bizarrement à de la pisse –un plaisantin ?- faisait de l’endroit un lieu ou n’importe quel individu normalement constitué ne voudrait aucunement s’attarder.
Ce qui ne fut pas le cas du futur peintre-sur-air quand il découvrit que dans ce vaste sous-sol bas de plafond figurait bon nombres des œuvres censurées au fil des siècles et non pas seulement celle que le vice-percepteur de la faculté aussi obtus que vieux-jeu avait considéré comme subversives. Il trouva son code à côté d’ouvrages sur les sciences dites occultes parmi lesquels figurait l’alchimie et tant d’autres aux noms loufoques et mystiques. Il se fit tout un tas qu’il ponctua d’extraits mythologiques et fourra le tout dans un gros sac normalement employé pour transporter les stères de bois. C’est chez lui qu’il s’amuserait à lire les emportements plus ou moins scientifiques de quelques mous du bulbes de l’ancien régime.

Et en effet il eu le droit à de bonnes tranches de fous rires, certaines allégations scientifiques allant à l’encontre même de principes que tout contemporain sait depuis le primaire…
Mais de fils en aiguille, Johann trouva anguille sous roche. Parmi ses ouvrages, 3 faisaient allusion au contrôle de la matière, parlant à tout va de pierre philosophale et d’élémentalisme condensé dans sa forme pur et ultime, spirituelle et parfaite. Quand ces textes semblaient aborder des sujets encore plus absurdes, affirmant que ces pouvoirs sur la matière permettait d’en dériver la fonction, qu’il avait été par le passé possible d’orchestrer un contrôle militaire sur les éléments. A chaque fois donc que de telles prérogatives étaient avancés, elles citaient un livre au nom étrange, tout simplement incompréhensible, une suite de symboles et de caractères étranges, non sans rappeler certains caractères informatiques voir relatifs aux civilisations antérieurs, des hiéroglyphes loin d’être égyptiens, des pictogrammes aux formes inventives.

Johann n’était pas un fin historien avait une chance, étudier en faculté, un ensemble de locaux pour diverses matières comportant chacun les infrastructures et les spécialistes nécessaires pour répondre à une question même pointue.
Ainsi n’eut-il aucune difficulté à s’adresser à un élève en thèse sur les écrits disparus, un paléographe sensé être compétent mais qui ne parvint pas à traduire une seule ligne du texte.
Ce dernier cependant avait poussé ses études suffisamment loin pour pouvoir supposer quelques termes. Ainsi en se basant sur plusieurs strates de périodes parvint-il à l’aide d’alphabets contemporains du mystérieux titre à trouver quelques mots, termes allant dans le sens des citations. Mais ce n’est pas le véritable apport que le jeune savant apporta au blondinet de première année, ce qu’il lui dit et qui fut sans qu’il ne le sache bien plus intéressant il l’exprima anodinement, une parole en l’air pour donner de l’ampleur à son travail de recherche et palier par des allégations ses lacunes techniques si ce n’est son échec.
Pas de quoi lui en tenir rigueur au vu de l’apport.
Les propos qu’il lui avait tenu se résumaient ainsi : sinon, il me semble avoir déjà vu des caractères semblables sur certaines vieilleries du château.

Après avoir tenté d’autres voies qui s’avérèrent toutes sans issues, le blondinet élémentaliste décida de pousser ses recherches au château. La bas il pu remarquer quelques ressemblances , des accointances plutôt entre certaines sculptures, arches et statues. Avec en plus la drôle d’impression qu’il avait d’être prêt du but. Il se balada donc dans le château puis lorsque cela lui parut opportun sortit du sentier de visite délimité par les inévitables boudins de velours rouge raccordant des poteaux banals.

Il s’engagea donc dans une aile plus reculé et interdit à la visite pour une raison simple qu’il n’évoquera jamais –Johann n’a jamais fonctionné vraiment comme ça-, l’instinct. C’est dans le salon privé du seigneur ou quelque chose du genre qu’il arriva. Une assez grande pièce, un parquet ancien craquant et même absent par endroit, des meubles résiduels et des tableaux dans du papier-bulle posés contre les parois. Au milieu du mur Nord, le plus froid, une immense cheminée. Mais étrangement celle-ci faisait tache même pour l’architecte néophyte. Un style baroque, bien plus gotique, des fioritures glauques, des animaux belliqueux montrant les dents –sûrement deux belettes- survolées par un cygne. Sur les colonnes étaient esquissés des bancs de poissons. La pierre au fond de l’âtre avait elle aussi une vague forme d’oiseau.

Intrigué par cette agencement ne pouvant résulté de la coïncidence, Johann s’avança dans l’âtre pour regarder l’aération de la cheminée. Le noir complet qui l’accueillit le fit réagir avec une légère pointe de rage. Il se sentait si près du but, il s’était lentement approché du cœur de la cheminée persuadé de tomber sur un indice et ce qu’il voyait c’était juste … rien. Du noir.

D’un geste rageux témoignant sa frustration et son désir d’en savoir plus, de chasser ces nuages noirs assombrissant tout autant le puits que la vérité. D’un geste donc empli de ressentiment et nullement calculé, le blondinet battit l’air comme pour ventiler et faire fuir la nuit.

Le résultat fût des plus stupéfiants, un souffle de vent envahit l’espace confiné pour monter en spirale vers la sortie, ce qui eut pour effet non-anecdotique de faire descendre toute la poussière. Johann vit le nuage noir lentement arriver sur lui, des avancées de gravats, comme une vague lente et pleine d’écume qui voulait l’absorber. Et qui l’absorba. Il avait juste eut le temps de cacher sa tête dans le creux de son coude qu’un œil externe aurait put le voir se faire doucher de crasse et de cendres puis disparaître dans cet impressionnant nuage noir qui s’installa dans toute la pièce sans diminuer pendant près de 2 minutes.

Puis petit à petit, l’amoncellement de saleté se fit sur le sol laissant seul debout un jeune homme tout nègre crachant ses poumons dans des glaviots noirâtres –appétissant je sais-.
Lorsqu’il reprit enfin son souffle et qu’il parvint à retrouver complètement l’usage de la vue, Johann constata qu’il avait maintenant un camouflage à tout épreuve, il était noir jusqu’à la racine des cheveux. Il était donc maintenant trop tard pour s’arrêter et son état lui permettait même toute les folies. En tout cas, il n’avait plus à faire attention à sa propreté.

Il redressa donc à nouveau son regard vers la cheminée. Cette fois-ci, un point lumineux culminait tout au bout éclairant, d’une raie droite et trop parfaite pour ne pas être voulue, un renfoncement dans l’amas de pierres brutes. En soi, propre, la cheminée était magnifique, des belles pierres aux irrégularités charmantes qui semblaient n’être qu’empilées et tenir par la force des choses. Il entama l’ascension facilité par les nombreuses aspérités.

Qui avait-il la haut, dans ce renfoncement ?
Il lui fallut une bonne heure pour le savoir, nombre de chutes, de tentatives infructueuses, de glissades et d’égratignures. La méthode qu’il utilisa finalement fut la surtension, il se hissa en s’appuyant sur deux parois opposées à la fois de manière à se maintenir. Lorsqu’il arriva sur le petit rebord de la margelle, il put constater que le renfoncement ne faisait pas plus de 80 cm de fond pour 50cm de haut. Un pigeonnier ou une cachette à bijoux…
En tout cas, il y avait des résidus de nichées, des brindilles. Et sous ces débris naturels, la pierre. Mais cette pierre était différente, elle était sculptée de telle sorte qu’on pouvait y voir des symboles semblable au dialecte incompréhensible qui avait déjà freiné Johann une première fois dans sa quête.

Bizarrement, pas à un seul moment boule de suif 2 n’avait douté, persuadé de sa nature et de ses constatations, il en était devenu superstitieux. Il commençait à croire toutes ces loufoqueries de savants fous et semblait déterminé plus que jamais à dévoiler tout un pan du mystère. En triturant la pierre il parvint à en extraire une bague, non pas une alliance, mais plutôt une espèce de chevalière. L’extraction fit perdre ses appuis à Johann qui s’écrasa en bas après avoir percuté les parois à plusieurs reprises.

C’est dans une flaque de sang qu’il s’assoupit inéluctablement.
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MessageSujet: Re: Mémorandums de Johann   Mar 1 Juil - 4:27

Ainsi commença pour lui ce qu’il n’avait jamais vraiment vécu, les flashs. Si ces espèces de remémoration de souvenirs antérieurs même à sa propre existence semblait être chose courante, l’esprit hermétique du navigateur l’avait complètement protégé de ces crises.

Et la ce fût le flot. Des souvenirs et des souvenirs, des propos et des lectures, des faits des secrets, des détails. Johann était un élu et dans cet étrange spectacle ou il était acteur et spectateur, il s’en rendait d’autant plus compte qu’il semblait même voué à une tache importante au sein même de son propre clan…

Son réveil se fît dans de désagréables conditions, les cheveux collés à la tête et à la pierre par le sang, les diverses contusions l’élançant horriblement sans oublier ses chevilles probablement toutes deux foulés. Il se redressa tant bien que mal, s’il avait eu un début de réponse, il savait maintenant une chose de plus grâce à ses flashs et il fallait qu’il cherche « sa cité ». Elle était sûrement quelque part. Il refit le chemin inverse, repassa derrière les tentures et les décombres, puis il retourna sur le chemin de visite normal en enjambant à nouveau la barrière. Il sortit discrètement, soit en trouvant une autre porte puisque son accoutrement et son état était trop révélateur. Il rentra chez lui sous les regards éberlués de certains passants.

Il lui fallut quelques jours de repos avant de pouvoir reprendre ses investigations ainsi que les cours d’ailleurs, il passa ce temps cloîtré chez lui à fixer sa bague.
Ce n’est que près d’une semaine plus tard qu’il revint continuer ses investigations au château. Si son premier essai avait été on ne peut plus été fructueux, le second s’avéra déplorable, s’il ne s’en était pas vraiment rendu compte la première fois, il pouvait constater maintenant que le château avait quasiment été intégralement dévidé de ses trésors, de ses meubles, de ses fresques. Le lieu trop ouvert, humide et mal entretenu ne pouvait pas assurer la survivance des objets. En se renseignant à un simple gardien, notre nouveau Colombo apprit que c’était maintenant au musée qu’étaient entreposés la majorité des biens du château. C’était la-bas qu’il fallait les chercher, cependant on lui avait bien expliqué que le patrimoine du château n’était qu’entreposé et n’était sujet à aucune exposition. Les expositions étaient basé sur la préhistoire et les fossiles, rien de bien intéressant pour Johann qui repassa tout de même 3 reprises dans toutes les allées avant de se résigner… de se résigner à revenir de nuit un jour.

La mascarade commença par des visites de plus en plus fréquentes, faites parfois à l’ouverture, parfois à la fermeture, le meilleur moyen de constater les mécanismes, les habitudes et les rouages. En bon voleur en herbe, Johann chercha même des quelconques caméras ou lasers. Mais de toute évidence, il n’était pas dans un film américain…

Il lui fallut donc 3 jours pour monter son plan.

La difficulté étant de pénétrer et de sortir, Johann profita dans la journée d’un moment d’inattention pour se glisser dans un coin exigu, un placard en fait pour être précis, il avait poussé jusqu’à s’enterrer sous les draperies blanches protectrices qui étaient entassés dans le chariot. Faute de pouvoir attendre la nuit en vigile, il s’assoupit pour se réveiller complètement courbaturé du fait de la position et surtout encore ensommeillé au point d’hésiter à ne pas bouger. Il lui fallut 10 bonnes minutes pour se mouvoir hors de son chariot et sortir du placard. De là il prit le chemin menant au sous-sol en se conformant à la photo qu’il avait prise des normes anti-incendies du bâtiment. Il s’engagea donc dans une série de couloir puis d’escalier et arriva dans une pièce plus petite et sombre. IL y avait des bouts de verre par terre et des meubles semblaient avoir étés détruits, une vitrine était éclatée et laissant libre accès aux mains baladeuses pour tripoter des objets appartenant sans nul doute à la civilisation qui intéressait Johann, la sienne, les élus. Il était d’ailleurs attiré par eux. Quand il se pencha sur ce qui devait être une retranscription d’un texte druidique écrit sur planche de bois reconstituée, Johann par curiosité et sans vraiment s’en rendre compte laissa ses doigts parcourir les aspérités.

Encore une fois il ne pouvait comprendre le miracle qui le prenait. Sa main cerclé de l’or de Paralda au contact des tablettes agissait comme un révélateur, comme si il dépoussiérait un vieil écriteaux. Les arabesques incompréhensibles, les calligraphies saugrenues, les formes indéfinissables prenaient soudainement un nom et surtout un sens sous l’imposition du blondinet.

Pris dans sa fièvre intellectuelle emporté par la grandeur de la découverte, ébranlé par le même souffle qui s’empare des explorateurs, des découvreurs, des archéologue, la même veine, la même curiosité grandissante et l’excitation face à l’éclaircissement de certaines choses, Johann passa des heures à parcourir différentes tablettes. Ce qu’il apprit fût déroutant.
La plupart des messages lui étaient directement adressés, emplis de conseils, de consignes, de règles, d’histoire, d’interdictions. La personne qui avait écrit ces tablettes semblait ne pouvoir être que lui venu du futur lui expliquer le pourquoi du comment.

Ainsi il savait maintenant QUI il était, il avait pris connaissance de la nature de sa différence, la dimension de son pouvoir, sa portée et le poids qui pesait sur ses épaules…
Johann était l’unique personne apte à décrypter les textes sacrés de la bibliothèque de Paralda. Il était le gardien du secret, la clef du savoir, l’initiateur. Il avait un rôle à remplir auprès de son « grand chevalier » en vertu de ce qu’avait affirmé « le gardien », il fallait aussi aviser des « conseillers ». Johann allait devoir comme son prédécesseur asseoir son savoir et son pouvoir et imposer de sa sagesse le clan. De lui dépendant beaucoup plus de choses auxquelles il ne semblait pas encore apte.


C’est en pleine lecture, alors qu’il était partagé par la joie de voir la vérité enfin dévoilée sur sa nature et sa supériorité ainsi que l’inquiétude liée aux responsabilités nouvelles qui seraient les siennes. C’est donc dans le vif de l’action, qu’il se fit surprendre par un simple gardien.
Le brave homme le braqua de sa lampe de poche surpuissante avant de l’interroger la voix toute aussi empreinte d’inquiétude que de méfiance. Ce jeune voleur allait-il attenter à sa vie ? Devait-il l’assommer ?

Quoiqu’il en soit, Johann docile finit la journée au poste, s’il ne fut pas condamné c’est parce que le musée ne porta pas plainte, mais les autorités semblaient déterminées à le garder à l’œil tandis que lui avait plus que jamais un mystère sur les bras. Son bienfaiteur ? Pourquoi y’avait-il des traces de bagarres ? Comment faisait-on pour accepter l’enfermement ?

La nuit qu’il passa au poste fut effectivement atroce.

C’est en persévérant et à l’aide de son nouveau don que Johann découvrit de lui-même la cité des élémentalistes de l’air, Paralda. C’est toujours seul qu’il l’explora, qu’il en découvrit la bibliothèque, qu’il s’investit dans la lecture égoïste de l’histoire, de la force, de la magie. Dans un objectif double de comprendre l’étendue de ce nouvel environnement qui s’ouvrait à lui et percevoir l’étendue de la puissance qui était sienne. Cette limite n’existait pas, ou du moins était-il lui-même cette limite, ainsi n’était il pas prêt de pousser plus loin ses capacités bien qu’il en ai maintenant connaissance.
A plusieurs reprises il croisa des élémentaires alliés et ennemis, à Paralda ou sur le campus.
L’attitude de Johann était l’indifférence feinte quand il n’y avait pas d’hostilité ou de requête et la fuite dans tous les autres cas. Nombres de fois s’était-il fait surprendre dans ses lectures par le gardien ou Thomas. Johann semblait déterminé à rester « hors du rythme » voulant gérer les conflits ou les ignorer tout en restant apatride. Il faisait cavalier seul ce qui semblait déplaire à certains.
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