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 Chambre de Yeldéa

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Yeldéa
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MessageSujet: Chambre de Yeldéa   Lun 30 Avr - 21:57

Après un combat acharnée ou plutot en réalité un combat pitoyable Yeldéa entra dans sa chambre, la main sur le ventre. Elle ouvrit la porte sans ménagement et la referma d'un coup de pied mou. Elle s'affala sur son lit, son corps était lourd et le tiraillait de toute part, elle avait l'impression d'être transpercez de milles aiguilles et la douleur était presque insoutenable. La jeune demoiselle n'eut pas le temps de réaliser l'heure qu'il était, elle sombra dans un sommeil profond mais agité. Elle se réveilla en sursaut, ses yeux se fixèrent sur le réveil, puis s'équarquillèrent.

*Merde!!*

Son réveil lui indiquait qu'il était déjà bien tard et qu'elle allait être en retard en cours. Se levant précipitemment elle ne prit pas le temps de se laver ni même de se changer de sa tenue un peu sale de la veille.
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Yeldéa
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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Ven 18 Juil - 19:46

Yeldéa rentra tard ce soir là, ou plutôt, tôt ce matin là, après la fête étudiante qui avait tourné au combat le plus dangereux du moment. Après avoir transformé un gymnase et brasier et des élèves en pauvres pantins souffrant elle se rentrait péniblement chez elle. D'autant plus qu'elle n'était pas seule. Vu leur tardive elle ne serait pas gêné par la concierge ni même les autres élèves. Mais tout de même, elle avait un blessé avec elle et elle refusait qu'on les voit en l'état, cela pouvait paraitre louche. Elle emprunta donc l'escalier de services tout en sachant pertinemment qu'elle devrait trainé Thomas de façon encore plus délicate. Elle le maintenait, le bras de celui-ci passant sur sa nuque et pendant faiblement. Il avait à peine la force de marcher et elle encore peu de capacités de le porter. Heureusement qu'elle ne nichait pas bien haut. Elle ouvrit sans ménagement la porte métallique et pénétra dans le bâtiment. Le couloir était vide. A tâtons elle arriva à sa porte et fit entrer Thomas dans l'antre qu'elle louait depuis bientôt cinq ans. Déposant Thomas sur le lit pour qu'il s'assoit, elle le regardait. Depuis qu'ils avaient quitter le gymnase tous deux restaient muets et leur gêne constante n'arrangeait pas les choses. Elle s'affala sur le canapé sans délicatesse et étouffa le hurlement de douleur . Sa jambe et son épaule la rappelait à l'ordre. Elle avait un belle entaille et une jolie palanqué d'épines. Sans compter les égratignures et les hématomes. Mais ce n'était pas son cas qui était le plus inquiétant et d'ailleurs ce n'était d'elle qu'elle se préoccupait.

Thomas était bien plus en sale était qu'elle. La gorge saignante et les autres blessures la nouait. Il devait être soigné même si il était fatigué. Car l'unique envie qu'ils pouvaient avoir été de dormir l'un et l'autre. Elle se levant donc avec difficulté en préférant faire du cloche pied. Mais elle abandonna vite l'idée pour boitiller pitoyablement jusqu'à sa salle de bain qui n'était heureusement pas si loin que cela de la chambre-salon. Elle fouilla dans l'armoire et bénit pour une fois le fait que cette satané truc soit en hauteur. Pourtant cela ne lui empêcha pas de se payer la porte quand elle referma. Au moins certaine chose ne change pas, c'est ce qu'elle ce dit avec un amusement léger. Elle revint avec une petite bassine d'eau, des trois compresses et des ustensiles pour extraire les épines qu'elle avait. Elle trempa un linge dans l'eau et le posa le plus délicatement possible sur le cou de Thomas qui sursauta soit par la froideur de l'eau, soit par la douleur ou par les deux. Le visage de l'élémentaliste de feu se crispa immédiatement en observant la douleur possible. Elle déglutit et murmura.


"Désolée... je vais peut-être te faire mal... mais ça risque de s'infecter."

En fait ce n'était pas que de l'eau dans la bassine, il y avait un peu d'eau de javel qui était un puissant désinfectant tout en évitant de bruler les tissus avec vivacité. Cela évitait une douleur supplémentaire. Continuant de tamponner le plus doucement possible les plaies du cou elle brisa à nouveau le silence.

"Tu ferais mieux de t'allonger si tu n'as pas de blessures au dos, ça te fatiguera moins."

Sa voix manquait de stabilité et d'assurance, ses doigts tremblaient légèrement et elle devait parfois se reconcentrer pour éviter d'être trop violente dans ces gestes. Voir Thomas en l'état lui rappelait la discussion qu'ils avaient eu sur la guerre. Comment pouvait-il continuer de croire que la guerre avait des bons cotés pour les siens. Ce soir le conflit avait fait brûler un gymnase détruit la vie de nombreux étudiants psychologiquement et surtout anéanti les espoirs d'éviter les problèmes. Le gymnase avait bruler, elle était l'une des dernières élémentalistes de Pyrrhum, elle était coupable pour une énorme partie de tout ce qui c'était produit après. Coupable et consciente, elle souffrait en silence et son regard préférait éviter les iris de Thomas.

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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Lun 21 Juil - 23:11

La marche des deux étudiants éclopés était pour le moins pathétique… L’une boitant douloureusement, l’autre se faisant plus traîné qu’autre chose. Ces deux silhouettes amoindries avançaient ainsi dans la nuit, leurs soupirs de plus en plus haletants, leurs ombres claudicantes allongées successivement d’avant en arrière par les lumières des réverbères le long du trottoir.
Thomas avait sombré dans un état mental de confusion incroyable.

Les derniers assauts de la jeune élémentaliste d’Ordaphe avaient été fatals… Le jeune homme s’était retrouvé à terre sur le dos, incapable du moindres geste, sa blessure au cou plus sanglante que jamais, ses beaux vêtements entièrement tachés d’auréoles successives d’un bordeaux inquiétant. Dès lors les images avaient commencé à tournoyer autour de lui, les lumières déformaient son environnement, les ombres de l’inconscience s’insinuant discrètement, les sons s’atténuaient autour de lui, l’alarme hurlante s’amoindrissait en se fondant aux sirènes montantes des pompiers qui arrivaient. Pourtant Thomas ne voulait surtout pas être trouvé ici, la scène serait bien trop complexe à justifier. Les voix, elles aussi s’altéraient, les cris au dehors puis bientôt celle de cette jeune femme au dessus de lui, seule une sorte d’aura rassurante et chaleureuse était perçue par le jeune homme terrassé. Il ne comprenait pas ce que Yeldéa lui racontait, mais au son de sa voix il pouvait sentir qu’elle était, comme toujours, auprès de lui pour l’aider, sentiment rapidement doublé de la sensation de son corps, qu’il n’avait jamais trouvé aussi lourd, se soulevant, supporté par la jeune élémentaliste de Pyrhum dont la force paraissait alors décuplée. C’est donc ainsi, le bras cotonneux de Thomas autour de la douce épaule de Yeldéa, qu’ils quittèrent le Bal de fin d’année qui s’embrasait violemment, projetant de lourdes flammes qui éclairaient dans le noir relatif de la ville les panaches de fumée sombre qui prenaient leur envole.

Thomas sentait son état physique des plus déplorables… ses membres auparavant douloureux laissaient place à un certain vide, oui le jeune homme les sentait de moins en moins, du moins c’est ce dont il avait l’impression jusqu’à ce que Yeldéa décide de gravir les marches raides et nombreuses de l’escalier de service faisant bouger le corps de Thomas qui ne se rendait plus vraiment compte de quoi que ce soit d’autre que ce qu’il pouvait sentir : présentement, encore et toujours, la douleur. Cet état de faiblesse peu habituel et donc difficilement supportable pour Thomas l’atterrait plus encore. Thomas revint un peu plus à lui lorsque la jeune femme lui appliqua ce pansement douloureux sur la gorge. Son visage se crispa légèrement ses yeux s’agrandissant pareillement, observant la réaction en miroir de Yeldéa. Elle devait véritablement se dire comme beaucoup de femmes, et peut-être n’avaient-elles pas totalement tors –les hommes sont des chochottes-, cette idée agaçait Thomas qui se trouvait à la fois insulté dans son égo, dans cet état de faiblesse devant une pareille personne… mais également étrangement et positivement émotionné par le simple contact de la main de Yeldéa. Cette promiscuité avec Yeldéa et ce calme rassurant après le grand chahut de la fête, ravivait chez le jeune homme ce profond débat intérieur désirant savoir qu’elle partie de lui-même était charmé par quelle partie de la jeune femme…

Thomas regardait insensible les compresses imbibées de sang, son esprit ailleurs, lorsqu’elle prit la parole, mettant fin au silence régnant depuis le Bal. La situation présente rappelait bien quelque chose à Thomas : ce jour il n’y avait pas si longtemps où Yeldéa s’inquiétait déjà de sa santé alors qu’elle l’avait presque embrasé. C’était il y a un an et Thomas s’en rappelait très bien. Leur connaissance s’était faite intensément on peut le dire. Depuis le jeune homme avait su comment approcher cette fleur si mystérieuse, cet ange qui semblait veiller sur lui… Thomas chercha le contact visuel direct avec la jeune femme, mais celle-ci le fuyait comme gênée.


« Tu… Je… euh… Merci. »

Comme ce fameux premier jour Thomas ne trouvait que difficilement ses mots… Le cœur irréversiblement de plus en plus palpitant, Thomas saisit doucement la main fébrile par laquelle Yeldéa appliquait cette eau à l’odeur forte afin de capter le plus intensément son attention avant de reprendre :

« Pourquoi tu m’as aidé ce soir? J’veux dire… tu t’es mise en danger, tu as été blessée… »

Thomas voyait en effet les traces diverses de coups plus ou moins violents, et s’en voulait de l’avoir menée à ça. Il voyait également cet illogisme qui avait régi Yeldéa pour ainsi sauver un élémentaliste d’un clan adverse au sien. Il se souvenait plus ou moins de son opinion abordée ensemble sur cette guerre et il la comprenait, mais elle avait clairement utilisé ses pouvoirs contre d’autres élémentalistes et pas vraiment gentiment…
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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Mar 22 Juil - 16:23

Hésitation, confusion, l'effusion de sang et de violence qui avait eu lieu en ce brasier donnait des difficultés supplémentaires aux deux étudiants. L'un maladroit en paroles bégaya des remerciements confus alors que ça peau frissonnait au contact de la compresse. A moins que ce ne soit plutôt Yeldéa, mais elle ne le compris absolument pas ainsi. Gauche comme il était presque interdit, Thomas semblait terriblement détesté cet état de faiblesse et ses vêtements avaient pris un sacré choc. Quand à la robe de Yeldéa ce serait un cauchemar pour tenter de la récupérer. Dire que c'était à sa mère et qu'elle n'avait pas été fichu de la conserver intact. Heureusement qu'il n'y aurait pas de prochain bal pour elle sinon cela aurait été jean basket.

Dans sa concentration la plus totale et possible-car ne l'oublions pas elle était totalement incapable d'éviter de trembler avec ce bras blessé- Thomas la stoppa net en saisissant sa main avec une infinie délicatesse. Un question lui brulait les lèvres et il ne se tu pas bien longtemps. Yeldéa aurait fait un bon de quatre mètres si cela eut été possible, mais ce ne fut que son cœur qui bondit en sa poitrine à un rythme et un point inimaginable. Et ce fut alors la question qu'elle attendait. Elle savait parfaitement qu'en le ramenant chez elle, elle aurait droit à ceci. Pourquoi l'avoir aider? Elle posa l'index de son autre main libre pour le faire taire et retira sa main de celle de Thomas sans violence. Elle posa le torchon et alluma une lumière en direction de la gorge de Thomas pour inspecter les plaies à présents propres.


"Si tu parles je vais pas pouvoir vérifier qu'il n'y a plus d'épines."

Elle se leva et récupéra une loupe et se remit à coté de Thomas pour vérifier si tout était sorti ou retirer. Elle se retrouva à cinq centimètres la peau de son cou, ressentant la chaleur de sa peau. Son cœur ne cessait de hurlé à plein pot, ce qui la gênait particulièrement dans ses manœuvres. Elle souffla lentement pour reprendre le contrôle ce qui eu pour effet de faire frissonner Thomas. Elle déglutit ensuite et se releva et retira la veste de Thomas puis commença à déboutonner sa chemise. Le sang lui monta à la tête, elle n'avait d'abord jamais fait ça et se sentait encore plus mal de la faire à.. lui. Pourquoi cette idiote se retrouvait elle en pareille état? C'était stupide, futile, ridicule. Il n'était rien qu'un camarade. Pour se donner du courage elle lui répondit alors que ces mains tremblaient de plus en plus en se rapprochant de la fin de la chemise pour finir de mettre à nu le torse de Thomas.

"Je ne voulais pas voir une guerre éclatée le jour le plus festif de l'année. Et puis tu as été le premier agressé me semble t'il, j'aurais agis ainsi probablement pour n'importe qui."

Elle acheva de détacher la chemise mais ne la retira pas, elle dégagea seulement l'encolure pour le moment et retourna à sa phase d'inspection après avoir repris la loupe. Elle observa tout en continuant sa réponse comme si elle devait se défendre de ses actes.

"J'ai par ailleurs perdu le contrôle. Mon but était d'assommer tes ennemis et même peut être toi si tu n'étais pas raisonnable. J'ai vu ce regard tu m'as lancé avant de me projeté. Il n'était pas tien. J'ai perdu pied quand Antony ou Antonio je sais plus était à terre. Je venais de le paralyser et ta vague d'onde m'a balancé contre les tables. Ce qui à déclenché l'incendie. A partir de là ELLE à pris le dessus. Je hais ne pas contrôler ces pouvoirs et j'ai bien l'intention de m'en occuper. Je croyais savoir le faire mais jusque là je n'avais rencontré personne d'autre comme moi."

Elle s'écarta de son cou et posa la compresse.

"Plus d'épines mais ta façon de les extirper à agrandi les plaies... Est-ce que tu peux retirer ta chemise que je vois si tu n'as pas d'autres blessures ici."

Le faire lui aurait été impossible, elle se sentait déjà brulante ce qui était une très mauvaise nouvelle mais elle ne l'interpréta pas comme il le fallait. Elle pensa qu'elle allait s'enflammer devant lui à cause du fait qu'il était élémentaliste et à sa merci. L'autre folle embrasée aurait très bien pu en profiter, mais elle était trop faible pour cela. C'était plutôt une fièvre inquiétante qui s'emparait d'elle, ajoutant des rougeurs à son visage déjà bien empourprées. Elle fronça des yeux pour fixer le dos de Thomas ne pouvant plus voir correctement puis la fièvre s'estompa lentement. Yeldéa fut soulagée mais ne fit aucune remarque. Elle continuait de regarder la moindre parcelle de peau de Thomas au peigne fin pour être sûre de ne laisser aucune blessure quelle qu'elle soit. Ce travail était d'autant plus exténuant que son cœur ne désirait pas redescendre et qu'ils avaient combattu de manière ardente.

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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Mer 23 Juil - 13:58

Le cœur de Thomas battait toujours plus fort, et ça l’inquiétait en le sens où il préférait éviter de dévaster la chambre de cette jeune femme qui déployait toute ses dernières forces pour le soigner… L’image douloureuse de cette sombre nuit où Thomas avait découvert son pouvoir revenait à son esprit, un simple cauchemar avait mené à la destruction partielle de la maison familiale, c’était plus ou moins le départ de toute cette nouvelle vie qui le menait aujourd’hui dans cette chambre d’étudiante, une étudiante dont les atouts physiques ne laissait pas Thomas de glace, il sentait un désir passionnel étouffé par sa raison : un élémentaliste de l’air avec une élémentaliste du feu ? Non ce n’était pas acceptable, il était chevalier pour sa part, ses coéquipiers devaient pouvoir attendre une certaine intégrité de sa part… Mais s’il s’agissait simplement de l’attirance d’un jeune homme pour une jeune femme ?

Lorsque Yeldéa posa délicatement son doigt sur les lèvres de Thomas celui-ci sentit un ample frisson lui parcourir le dos. Ce contact direct avec cette partie que tout le monde sait parmi les plus sensibles intensifia encore un peu la magie qui se déployait entre les deux jeunes gens. De même, lorsqu’elle examina la moindre parcelle de peau, Thomas ressentait tant de gênes que d’excitation… Il sentit le souffle long et appliqué de la jeune femme déclenchant un léger frisson sur son cou. Il sentit une véritable décharge d’une énergie ébranlante lorsque celle-ci commença à lui retirer sa veste, dans ce silence imperturbable de la Nuit, il entendit le frottement du tissu maculé de sang, cette décharge revient encore une fois et plus forte lorsque Yeldéa commença à déboutonner la chemise de Thomas, mettant à jour son torse aux multiples courbes carrées et légèrement bombées que la lumière préalablement installée près de lui faisait ressortir.

Elle reprit alors son inspection tout en répondant à Thomas en le plaçant sur un pied de parfaite égalité avec toute autre personne sur terre, presque vexé il ne savait pas vraiment s’il devait la croire, l’aurait-elle véritablement assommé ? Et puis, c’était lui qu’elle avait emmené chez elle, non ? Thomas sentait le souffle de ses mots sur son cou. Lorsqu’elle évoqua le regard de ce-dernier il eut un frémissement qui lui donna la chair de poule, il savait qu’il n’avait plus été totalement lui-même durant quelques minutes, mais pire encore, une partie de lui-même était tout de même là, et contrairement à ce que disait Yeldéa pour elle-même, sans perdre totalement le contrôle… il consentait. Il en fut presque gêné sous ce souffle qu’il n’espérait pas être un soupire de jugement.


« Je ne pense pas qu’il faille combattre ce qui est en nous, ce qui fait partie de nous, il ne faut pas le voir uniquement comme une maladie mais peut-être aussi comme un don… Puisque nous devons vivre avec, plus proche nous en serons, plus nous l’accepterons et mieux nous pourrons le maîtriser. »

Ces paroles pouvaient sembler surfaites à Yeldéa, mais c’est de tolérance et de compréhension que Thomas essayait de former au mieux ses idéaux, alors pourquoi combattre les élémentalistes des autres clans, n’est ce pas ? Ca peut paraître paradoxal, c’est certain, mais ces fameux idéaux étaient également ornés d’honneur et de gloire…

Lorsque Yeldéa lui demanda de retirer entièrement sa chemise, Thomas bouillait d’une excitation qu’il pensait alors toute partagée. Il se débrouilla de ses bras endoloris pour retirer avec une petite grimace crispée la chemise blanche et rouge, sentant la caresse voluptueuse du coton. Il était à présent torse nu. Son cœur battant la chamade, de légers craquements dans l’air quasi inaudibles commençaient à résonner comme un tonner éloigné. La jeune femme observa consciencieusement le dos de Thomas qui avait le regard dans le vide, tentant désespérément de calmer ses ardeurs. Quelques secondes plus tard Yeldéa ne trouvant rien revint en vue de Thomas qui dans un mouvement des plus instinctifs prit délicatement la main de Yeldéa, passant tendrement son second bras autour de sa taille exerçant alors sans même y penser une légère traction vers son propre corps plus brûlant que jamais.

Les pensées de Thomas se bousculaient, mais aucune ne parvenait à pénétrer son esprit animé de son seul désir d’approcher plus encore ces lèvres et cette peau. Le fait qu’elle soit d’un autre clan, le fait qu’elle ait déjà essayé de le tuer, le fait qu’elle ait mis le feu à un gymnase, le fait qu’elle ait quatre malheureuses années de plus que lui… Rien, juste : elle.
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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Mer 23 Juil - 16:17

Haletante Yeldéa termina d'observer Thomas sous toute les coutures, elle revint à lui observant ses yeux gris qui la consumèrent alors sur place. Elle rougit un peu plus si cela était possible et réfléchis à ce qu'avait dit quelques instants avant. Oui c'était plus un don qu'une maladie mais pas toujours et puis si il voulait tant l'harmonie et la paix avec lui même pourquoi ne pas la vouloir avec les autres. Part d'illogisme qui faisait d'eux au fond de parfaits humains. Sauf qu'ils n'avaient pas la même peur de ce qui était étrange. Yeldéa baissa lentement la tête, ce soir elle était réellement la cause de tout ceci ou presque. Si elle avait s'eut se contrôler, le gymnase n'aurait pas pris feu ainsi et tout ceci n'aurait pas eu lieu. Même les blessures que portaient Thomas était en partie sa faute. Elle serra la poings sachant son idiotie et son incapacité trop flagrante. Elle aurait exprimé à quel point elle était parfaitement désolée mais aucun mot ne vint pour le moment.

Entre le fait qu'elle soit une incapable finie, elle ne pouvait pas calmer son cœur qui s'emballait encore un peu plus et la fatigue semblait faire du tord aux deux étudiants. Thomas la dévoraient littéralement des yeux et Yeldéa était bien trop fatigué pour comprendre immédiatement la situation ce qui permis à Thomas de l'approcher si facilement l'enlaçant avec trop de tendresse qu'elle s'en serait presque sentit ivre. A deux pas de l'inconscience elle le fixait avec des yeux de braises, pourtant ils conservaient leur couleur originel. Abandonnant sa main encore libre de mouvement sur le visage de Thomas pour ressentir ce frisson commun qui les parcourut. Sa peau était douce et Yeldéa ne prenait pas encore dans la figure les conséquences de cette réaction entre eux. Son cerveau hurlait dans tous les sens l'incompréhension, la femme de feu se taisait pour le moment mais pas la Yeldéa survolté qui se demandait bien ce qu'elle fichait là comme stupidité. Premièrement elle avait déjà failli le tuer deux fois, elle le cramerait à la première émotion trop forte et surtout ils étaient d'éléments contraire et ne pourrait mener la guerre si elle devait réellement avoir lieu.


"Thomas..."

Elle baissa les yeux tombant malheureusement sur la courbe délicieuse de ses lèvres qui étaient si proche des siennes. Trop proche, pourtant elle ne se défaisait pas de son étreinte si douce et chaleureuse.

"Quoique tu es derrière la tête, ce... n'est pas une bonne idée."

Elle se défit de son emprise si tendre et de se leva en prenant la chemise et la veste en sang. Elle retourna dans la salle de bain et claqua la porte avec violence. Elle fit coulé de l'eau chaude dans la baignoire pour y plonger la veste. Elle se déchargea de sa robe abimée à présent par sa violence et sa stupidité. Elle chancela violemment et atterrit bruyamment sur le sol la chemise de Thomas serré contre elle. La fièvre montait, mais ce n'était pas par le feu qu'elle brulait. Son épaule s'infecta déjà et sa jambe finirait par faire la même chose. Totalement déshabillé, si on omettait sa petite culotte elle tenta de faire tout pour le relever. Stupide idée que voilà. Elle se retrouvait clouer au sol, sans énergie et sans moyen de se relever. Thomas avait il encore assez de force pour se hisser jusqu'à elle.

"Mais qu'est-ce que je fiche!"se murmura t'elle à elle même en tentant pour la énième fois de se lever.

Regardant la robe de sa mère, et ce qu'elle avait fait ce soir, les forces qui lui restaient ne lui permirent que de retenir sa profonde tristesse. La porte émit un léger cliquetis et elle eu le réflexe de presser la chemise blanche embaumant le parfum de Thomas contre elle pour cacher sa poitrine.

"N'entre pas!"

Quoiqu'elle dise elle était dans l'incapacité de l'en empecher, ni de pouvoir le dire bien fort. Et puis elle était à terre et ne pourrait pas le frappez bien fort si elle le tentait.

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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Jeu 24 Juil - 21:32

Les yeux qui étaient plongés dans les siens donnaient à Thomas l’impression d’avoir tout pouvoirs sur lui, son esprit, son âme, son corps. Quelque chose de merveilleux semblait se consumer chez Thomas et Yeldéa, une chose qui les réunissait, une magie primordiale, universelle, éternelle, ancestrale, fatale. Un feu que le jeune homme avait déjà connu entre les bras d’autres femmes, mais jamais avec une pareille intensité. On dit souvent que la fatigue amplifie nettement la perception des choses, et ici tout deux bien qu’à bout trouvaient une intensité exceptionnelle, ces regards perçants, ces courbes s’approchant harmonieusement, cette main douce et diaphane qui de ses doigts féériques portait une caresse fébriles au visage de Thomas qui fermait les yeux comme pour fermer ses autres sens et se concentrer sur ce touché au combien transportant. Son nom prononcé par la jeune femme prenait une tonalité incantatoire accélérant plus encore le cœur du jeune homme qui sentait en lui de nouvelles forces l’emplir. Les lèvres brûlantes de désir des deux étudiants semblaient magnétiques et Thomas même les yeux à demi-clos la savait proche, il sentait le souffle tiède de son enlacement courir le long de ses deux lèvres.

Mais alors que Thomas escomptait enfin créer ce contact nu, presque à vif, Yeldéa se défit de son étreinte. Ce que Thomas avait dans la tête ? Lui fallait-il réellement un dessin, une explication, une argumentation ? A l’évidence c’était à elle-même qu’elle s’adressait en partie. Thomas ne répondit rien tant il était étonné, ce revirement de situation ne lui était à vrai dire jamais arrivé, et il commença à se demander s’il n’était pas un peu rapide peut-être, cette magie qu’il avait ressentie n’était elle pas partagée, s’était-il fait des idées sur ce qu’il pouvait être aux yeux de la Belle ? Celle-ci s’en était allée se cloîtrer dans la salle de bain en prenant les vêtements tâchés de Thomas qui se retrouvait un peu hébété seul torse nu au milieu de cette chambre, son cœur encore haletant. Le jeune homme entendit un bruit mat dans la pièce où se trouvait Yeldéa, il s’approcha alors lentement de la porte et n’entendant plus rien le jeune homme toqua timidement murmurant le nom de Yeldéa de sa voix grave de peur de réveiller les chambres voisines. Il attendit quelques secondes puis ouvrit doucement la porte de la salle d’eau craignant qu’il soit arrivé quelque chose à la jeune femme.

A peine eut-il ouvert la porte que la jeune femme lui cria de ne pas entrer, il la vit alors auréolée d’une grande tâche sanguinolente, ouvrant de grand yeux affolés avant de comprendre qu’il s’agissait de sa chemise et non pas du sang de Yeldéa su sa poitrine. Face à cette scène il eut un léger temps de réflexion pour tout comprendre. Face à une Yeldéa à terre les yeux braqués sur lui Thomas repensa en un flash à toute cette soirée, c’était simplement énorme pour lui, cet enchaînement d’évènement commençant par lui mal à l’aise dans un costume de son père à quelques mètre de l’entrée de ce beau gymnase, arrivant ici, à quelques centimètres d’une jeune femme presqu’entièrement nue comme lui. Il se surprit alors à étouffer un très léger rire en un souffle nasal, la situation était tellement incroyable, tout paraissait tellement incroyable en cette soirée… Rassemblant toutes ses forces, sans demander son avis à la jeune demoiselle, Thomas la prit en princesse dans ses bras puissants le plus précautionneusement du monde pour l’emmener sur son lit où il l’allongea avant d’aller à son tour chercher de quoi désinfecter ses plaies dans la salle de bain sans un mot.

Thomas revint pareillement avec une bassine d’eau chaude et un peu d’eau de javel dans laquelle trempaient des compresses ainsi qu’avec un gant humidifié d’eau froide qu’il posa de suite sur le front de la jeune femme. Il désinfecta alors avec des soins infinis la plaie de sa jambe parfaitement galbée, puis s’aventura près de son épaule tirant légèrement la chemise protégeant toujours la poitrine de Yeldéa afin d’avoir l’accès plus facile à la blessure. Il termina sérieusement de pensée ses blessures puis son regard plus intense que jamais remonta de cette épaule si parfaite à cette gorge gracieuse, à ces lèvre happantes et à ces yeux dont la lueur l’envoûtait toujours plus. Il caressa d’une main tremblante le visage de Yeldéa, puis il approcha à nouveau ses lèvres des siennes avec une profonde sensualité, laissant sans y penser glisser son autre main le long de la fine jambe de la jeune femme…
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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Jeu 24 Juil - 22:10

N'avait-elle pas crié suffisamment fort pour que Thomas rentre après avoir grattouiller à la porte pour demander son droit d'entrer? Elle n'avait besoin de l'aide de personne mais n'avait aucun moyen de luter contre la porte qui s'ouvrait devant Thomas. Bon sang ce torse nu et musclé se pavanait devant elle et osait usé ses dernières forces pour la porté dans ses bras. Yeldéa ferma les yeux sachant la situation ô combien embarrassante et pourtant agréable. Elle ressentait la chaleur individuelle émané du moindre pore de la peau de l'élémentaliste de l'air. Elle ne dit plus rien, gardant la tête contre son torse un trop court moment pour qu'elle retrouve le douillet de son lit double. Mais la fièvre la rendait à semi ivre rappelant à son bon souvenir la quantité d'alcool qu'elle avait absorbé et qui finissait par achever son pauvre esprit fatigué. Toujours est-il qu'elle semblait secoué de léger spasmes parfaitement désagréable alors que Thomas s'enquerrait de quoi la soigner. Il copia sa méthode à la perfection et s'appliqua tout autant qu'elle en se donnant probablement des sueurs chaude lorsqu'il déplaça le tissu de sa propre chemise sur l'épaule de Yeldéa.

Les fines épines ensanglantées rejoindraient la nature demain ou quand elle s'occuperait de ces poubelles. Yeldéa n'émit aucune douleur visible, son esprit était à demi présent et surtout elle s'habituait bien trop agréablement à cette proximité avec Thomas, elle finissait même par trop la désirer. Mauvais choix, très mauvaise idée. Pourtant cette proximité lui élimina progressivement ces spasmes jusqu'à ce qu'elle soit définitivement calme. La fièvre ne passait pourtant pas aussi vite et Thomas y était pour quelque chose. Trop de proximité, trop de désirs. Les corps et les lueurs de leurs regard transpiraient un désir, une suggestion totalement inimaginable. Ils étaient ennemis, et elle le sauvait. Ils étaient ennemis et... ils s'embrassaient?!

Durant le laps de temps où Yeldéa tentait de se raisonner et de retrouver possession de tout son être -ce qui était actuellement impossible puisqu'elle avait abusé de toute son énergie- les lèvres de Thomas avaient fait leur chemin parcourant la nuque de l'élémentaliste de feu avant de la faire frissonner par une main hésitante sur son visage. La main de Yeldéa vint à la rencontre de celle de Thomas. Elle ne l'écarta pas, elle ne le repoussait pas! Son esprit avait coupé court à toute idée à présent, le plus important était de se rapprocher. Rapprocher. Se mot aurait finit par tournoyer dans le crâne de Yeldéa avant que celle-ci en mette fin au suspens intolérable de la proximité de leur lèvres. Elle avait fermé les yeux et s'était guidé sans mal jusqu'à enfin ressentir le contact avec les lèvres de Thomas. Et elle ne se maudissait pas encore de laisser cette main courir près de son entrejambe. Elle n'avait pas de force, son esprit lâchait prise à son tour et tout autour d'elle n'existait plus. Rien que cette chaleur, ce regard de braise qui la perçait à jour et la dévorait des yeux de façon si sensuelle qu'il devenait difficile de ne pas céder au plaisir charnel.

Cependant Thomas allait sur un terrain que Yeldéa connaissait et l'esprit eu bien envie de botter les fesses à cette idiote. Quittant -à grand regrets- les lèvres de son coloc du jour elle réouvrit à demi les yeux et le fixa. Sa main revint caressé le visage puis la nuque de Thomas avant de se balader sur son torse.


"Thomas... si nous faisons un geste de plus... on ne peut pas faire ca... nous sommes de clan différent..."

Ne pouvait-elle donc pas se taire celle là! Même si elle n'avait finalement pas tord. C'était une situation délicate après être impensable. Yeldéa aurait préféré ce tuer cent fois que ce se douter de ceci. Oui elle protégeait Thomas et elle sentait cette présence si attractive, mais elle était conseillère de Pyrrhum et ce geste ne lui serrait pas permis si il était un jour mis à jour. Rachel avait vu juste alors que Yeldéa bavait de jalousie en croyant qu'il draguait Chloé. Et malgré tout Yeldéa se rapprocha encore pour profiter des lèvres si douces. C'était son moyen de se taire elle même quand elle allait sortir une tirade qui n'aurait eu pour effet que de lui retirer ce qui la rendait presque ivre de plaisir à ce moment là.

Se laisser faire était après tout , un moyen de consentir. Cependant, aurait-elle agit ainsi sans cette fatigue? Ah pas de question de ce genre! Stop! Fermant son esprit à toute sorte de réflexion et autre elle se surpris à sourire aux lentes mais sûres approches de la main de Thomas vers son entrejambe. Non seulement c'était sensible mais en plus c'était agréable. Yeldéa en perdrait son latin d'ici peu mais la fatigue la tiraillait. Il était difficile de rester éveiller pour le moment bien que cette parade la réveille en douceur et surtout avec une intensité déloyale. Pour le moment pas de comment ni pourquoi ni autre chose. Elle se sentait bien et c'était pesé que de dire cela ainsi car cela ne lui arrivait que très rarement.

Jamais par ailleurs elle n'avait eu de contact aussi rapproché et aussi impressionnant que cela puisse être elle avait toujours été célibataire. Autrement dit elle venait d'avoir son premier baiser et si cela continuait elle aurait droit à plus encore. Impatiente et en même temps ignorant parfaitement ce qui lui prenait la tête, elle du cependant diminué ses ardeurs intérieurs en ce qui concernait sa température corporelle. Sinon Thomas la sentirait littéralement bruler ce qui n'avait rien de très comique en ce genre de situation. Et elle n'aurait pas supporté de blesser Thomas à nouveau.

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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Ven 25 Juil - 23:21

L’ivresse de deux corps enlacés était une sensation unique qui semblait plus forte que toutes les autres qu’on avait pu vivre jusqu’à ces instants et qui nous paraissaient bien faibles. Ces instants dans l’absolu éphémères mais qui dans une vie restait gravés éternellement. Chaque sensation était infiniment amplifiée : les doigts fébriles qui s’entortillaient autour des siens, une main se baladant le long de son visage à la barbe naissante, glissant sur son cou fort et frissonnant puis sur son torse large et architecturé dans une descente enivrante, des souffles qui finissaient par trouver pour chambre commune l’alcôve formée de leurs lèvres mêlées, ces courbes ondulantes qui cherchaient l’Harmonie parfaite avec ce grand « H » happant, dévorant. Tout semblait désirer communier, se lier, fusionner. Toutes pensées exilées en ces zones reculées de la raison, alors que son âme se consumait de ce dont son corps semblait épris : la Passion. C’était l’envole de deux simples êtres insignifiants dont la passion égocentrique ne formait qu’une piteuse aile mais qui dans leur communion trouvait la force et le souffle nécessaire pour gravir les cieux, dans un vol plein de grâce d’harmonie, si puissant que rien ne semblait pouvoir les arrêter.

Et pourtant… Ces mots jetés dans un souffle que Thomas ne put saisir uniquement car ils étaient adressés comme un secret à son oreille, ne s’arrêtant pas pour autant de profiter de cette peau si douce et de ces lèvres si belles, Thomas entendait ces mots en échos à présent. A l’évidence Yeldéa ne tenait pas à ce genre de relation avec le jeune homme. Thomas se sentait tout étrange, jamais aucune femme n’avait été aussi réticente avec lui, non pas qu’il en ait connu en grand nombre. Yeldéa, ou plutôt son corps, à l’évidence désirait plus que tout de continuer leur danse charnelle et voluptueuse, mais son esprit non ! Elle ne cessait de le redire depuis qu’ils étaient là dans sa chambre et que Thomas avait commencé ses avances plutôt directes. Oui, malgré ce que lui signifiaient ses lèvres en l’instant qu’il vivait, la jeune femme ne désirait pas partager cette relation avec lui, et lui dans cette situation ? Il était là à user de sa force pour parvenir à ses faims, c’était d’un déloyal, d’un déshonneur affligeant pour Thomas qui de plus en plus se sentait vexé par lui-même, profiter de la faiblesse au combat était différent qu’en amour, et il se laissait emporter ! Quel idiot il faisait, était il aux yeux de l’élémentaliste du Feu la figure cruelle et arrogante d’un Dom Juan transgressant toutes les règles et se fichant éperdument du cœur qu’il tenait assurément entre ses mains glacées ? Cette image lui était à lui-même peu supportable.

Thomas, atteint dans son égo réentendait encore et encore les paroles de Yeldéa tandis que déjà son étreinte se faisait moins puissante. Elle qui prônait que l’appartenance à un clan était ridicule et que la guerre entre élémentalistes était d’une idiotie incommensurable, elle ne voulait à présent pas se donner à un élémentaliste d’élément rival qui n’avait pourtant pas d’attitude néfaste à première vue. Thomas se sentait agacé, d’autant plus qu’il était finalement bien obligé d’avouer les paroles de Yeldéa comme étant pleines de sagesse… Il était vrai, en effet, qu’il était Grand Chevalier de la Cité élémentaire de Paralda ! Et que cette position, au combien glorifiante, lui imposait probablement certains interdits, des interdits qu’il violait ici sans vergogne ! Qu’en penseraient les autres ? Tout ces élémentalistes qu’il avait lui-même mené jusqu’à cette belle et grande Cité, que diraient-ils de celui-là même qui les avait mené à comprendre et respecter ces idéaux d’honneur et d’intégrité ? Le cœur de Thomas se gonflait peu à peu de remords…

Et tout en se gonflant de remords la passion qui l’emplissait se dissipa peu à peu, sa fougue s’altérant sur ce corps presque nu, sans défenses qu’il surplombait et qu’il avait finalement le sentiment d’asservir. Thomas avait à l’évidence mal interprété les signaux qui émanaient de l’élémentaliste du Feu, il pensait avoir apprivoisé cette fleure si compliquée qu’il admirait tant, mais il n’en était rien. Il avait finalement failli abuser d’e la femme qui l’avait sauvé. Plongeant dans une sorte de frustration terriblement bloquante Thomas regrettait à présent tout ce qu’il avait commencé à faire, et voulu faire. Yeldéa n’était pas de celle-là, il ne l’oublierait pas. Même si le corps de la demoiselle et sa passion semblaient le vouloir, l’élémentaliste de l’air ne devait pas oublier leur position et puis il ne pouvait pas en vouloir à Yeldéa de ne pas avoir autant de passion pour lui que lui en avait eue pour elle. C’est dans ces pensées pour le moins refroidissantes que Thomas dans un étirement ample arrêta totalement d’embrasser la jeune femme pour s’écrouler de fatigue à côté d’elle sur le lit à peine défait. Ses pensées revenant toutes peu à peu en son esprit, empreint de culpabilité, de remords et de frustration, il se jurait intérieurement de ne plus jamais s’y reprendre, pas comme ça… pas avec celle dont le souffle, assoupi à présent, s’élevait dans la pièce qui devint sombre lorsque Thomas utilisa ses dernières énergies pour atteindre l’interrupteur de la lampe qu’il y a encore quelques minutes Yeldéa avait pointée sur les blessures de Thomas. Dans la pénombre totale Thomas, les yeux fixés sur le plafond de la chambre, voyait passer ses dernières pensées dans sa tête avant de s’endormir à son tour : Dès demain il lui fallait s’en aller s’il en avait la force. Plus jamais comme ça, pas avec elle…
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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Sam 26 Juil - 17:33

La violente torpeur s'abattait sur l'esprit de Yeldéa qui s'embourbait petit à petit dans le désir intense et pourtant dangereux d'une relation qu'elle voulait probablement depuis longtemps. Cependant elle n'imaginerait pas cela si rapidement et de cette manière. Thomas agissait en bon mec bien fiévreux ne désirant qu'une chose: faire sauter la virginité de la demoiselle. Mais le terrain était inconnu est trop glissant pour s'y promener si innocemment. De plus le combat et leurs blessures troublaient leurs esprits, les rendant plus faible au désir charnel et moins enclin à écouter leur raison. C'est ici que la différence d'âge joua son rôle. Yeldéa avait parfaitement conscience de certaines choses et elle n'était pas une sex addict jusque là puisqu'elle était encore pure et innocente de ce coté là.

Son âge était un double atout, premièrement elle avait plus longtemps appris à manipulé ces pouvoirs, mais en plus elle avait finit par acquérir de la sagesse et c'est elle même qui hurlait son mécontentement de son comportement. Ce n'était pas juste une fille à qui il pouvait faire l'amour de façon la plus torride. Non, elle n'était pas de ce genre et elle ne se considérait pas comme cœur à prendre, c'était trop dangereux. Mais qui aurait pu imaginer que ce serait deux élémentalistes aux pouvoirs antagonistes qui oseraient se rapprocher pareillement l'un de l'autre. Ressentir l'un pour l'autre une attirance si profonde tellement méconnu de l'un d'entre eux -à l'évidence, Yeldéa- et se laisser faire si facilement par ces mains expérimentés et ses bras puissants aux airs de protecteurs. Pourtant le désir ne fut pas suffisant pour la maintenir éveillée alors qu'elle avait vu le visage contrit de Thomas qui ressassait sans cesse les paroles qu'elle avait dites. D'un côté elle aurait mieux fait de se taire, mais de l'autre il valait mieux arrêter les dégâts ici, avant de commettre le pire irréparable qui puisse être.

Alors Morphée vint dans sa grande majesté et saisit Yeldéa qui s'endormit face à Thomas, un Thomas bien torturé d'agir ainsi remarquant qu'il perdait sa facilité. Et son règne d'homme tombeur de ces dames venait de couler. C'est ce que Yeldéa pensa en perdant la force de lutter contre le sommeil. Elle ressentait sa chaleur, c'était agréable et en même temps elle s'en voulait de rester ainsi. Ce n'était pas pour aider Thomas qui ne tarderait pas non plus à s'écrouler sous l'influence de l'épuisement. Le corps à semi dénudé de Yeldéa finit par se blottir contre la puissance masculine de Thomas. Les cheveux gris étalés et taché de sang léchait le dos de Thomas alors que celui-ci perçait de ses yeux gris la voute faussement étoilé du plafond.

Les cheveux gris contre les yeux gris. Comme si un être avait subit une séparation violente en deux perdant sa crinière grise et son regard perçant aux couleurs cendres. A présent , coupé en deux ils devaient faire face à une guerre qui le dépassait. Une guerre que l'un des deux êtres ne partageaient pas mais subissait avec une certaine fatalité. Pourtant, elle désirait combattre pour empêcher les morts de son clan. Elle n'était pas contre les clans, c'était un moyen de regroupés tous ceux qui possédaient des capacités similaires entre eux. Cela évitait de détruire les autres.

La nuit fut courte pour l'élémentaliste de feu qui sursauta en pleine nuit après un cauchemar. Elle se leva sans déranger Thomas et regarda le réveil qui annonçait les six heures et demi depuis seulement quelques secondes. Les digits rouges agressèrent les yeux de Yeldéa avant qu'elle n'observe le jour pénétré dans son logement, éclairant le lit ou Thomas gisait. Torse nu, il avait finit par trouvé sa place. Sa peau était fraiche, il avait probablement froid. Yeldéa posa une couette rangée dans son placard avant de se diriger vers une pièce que Thomas n'avait surement pas vu en venant le soir. Le corps ensanglanté par deux endroit elle avança avec prudence jusqu'à cette petite pièce bien caché. Elle referma la porte masquée derrière elle et se mit en tailleur par terre. Elle ferma les yeux un instant et inspira profondément avant de sentir la haine et la tristesse la submergée. Tout en restant aveugle de cette manière, elle récupéra la malle devant elle et la tira pour qu'elle soit tout près d'elle. Elle ouvrit le coffre lentement avec précaution en profitant un cours instant de la douceur du cuir vieilli par les années.

L'odeur de poussière et de souvenirs l'ampli, elle avait mal au cœur mentalement parlant d'avoir le toupet d'ouvrir à nouveau ce coffre après ce qu'elle avait fait hier. Ses doigts fins plongèrent dans le coffre alors qu'elle conservait les yeux clos. Elle ressentait ainsi mieux la force de son touché et sentait ces yeux demandés un répit pour qu'elle se laisse allez. Les larmes ne tardèrent pas... depuis quand n'avait elle pas pleurer? Elle avait évité de le faire la veille, mais ce matin, elle connaissait sa stupidité et son non respect des choses.


*Maman! Pardonnez mes actes!*

Le cœur serré, ses prunelles se libérèrent de son aveuglement pour profiter de la beauté de sa mère sur cette photo jaunie. Le petit carnet de cuir, les quelques photos de a grossesse et d'avant. Et puis Yeldéa avait tout gâché. Ce bonheur familial avait pris fin avec sa naissance. La première naissance et la seule qu'il y aurait dans le petit nid douillet. Dégoutée d'elle même encore une fois maintenant elle avait tuée sa mère une seconde fois en se comportant si stupidement, détruisant en parti l'un de ces vêtements. Pourquoi avoir fait ça, pourquoi avait elle osé mettre un de ces trésors uniques d'un temps passé.

Le radio-réveil s'alluma à sept heure moins trois, la faisant sursauté. Elle courut hors de la petite pièce la laissant ouverte et glissa sur le parquet pour arriver jusqu'au réveil proche de Thomas encore assoupi, du moins elle l'espérait. Mais avant d'avoir le temps d'éteindre elle entendit la voix du présentateur journaliste donner une information importante.


"Info spéciale de notre belle ville. Hier, durant la soirée étudiante du printemps, un incendie à ravager le gymnase où avait lieu la fête. Les pompiers on rapidement agit pour éteindre le feu ardent dont on ignore toujours la cause. La quantité d'alcool y est pour quelque chose nous on indiqué les pompiers.

Bilan du drame: un jeune homme de vingt ans à périt dans les flammes et un autre est grièvement blessé, à l'hôpital. Les deux amies qui l'accompagnait sont encore sous le choc. Pour le moment les autorités mènent l'enquête. Deux étudiants sont portés disparus et les coups et blessures que certains ont pris inquiètent la police.

Un avis de recherche est dont lancé pour les deux disparus répondant aux noms de Yeldéa Maliéno et Thomas Keraz..."

Yeldéa écarquilla les yeux et elle essuya les dernières gouttes lacrymale qui cernaient ces yeux. Keraz... c'était le fils du directeur du musée... elle avait dénigré son père mais encore et surtout par dessus tout elle avait tué un individu innocent. Peut être même était-ce un humain. Et on les recherchaient.

Yeldéa acheva de réveillé Thomas en le secouant sans ménagement et en murmurant son nom le plus fort possible pour que lui l'entende et que les voisins ignorent leur présence.


"Thomas... Thomas bouge ton cul merde! Les flics sont à nos trousses! Magne ton cul faut dégager d'ici avant qu'on nous arrête. Tu m'entends ou quoi?"

Elle accourut à la salle de bain et retira la veste et la robe, alors qu'elle portait encore la chemise de Thomas sur le dos. D'ailleurs ladite chemise n'était pas fermée, laissant sa poitrine aux regards indiscrets. Elle boutonna un unique bouton et vida la baignoire qui n'avait pas servit. Elle jeta la veste sur Thomas pour qu'il la reprenne.

"Si tu y tiens garde la sinon je doit la bruler."

Elle rentra dans la petite pièce "secrète" et fouilla dans une seconde malle pour extirper un vieux jean et une chemise propre qui sentait le pin de cèdre. Elle les fixa un instant et ressortit les donnant à Thomas. Elle attrapa un jean de sa propre commode et l'enfila en réveillant la douleur sournoise de sa cuisse. Elle conserva la chemise sur le dos pour le moment avant de trouver un soutient gorge. Elle le mis en retirant la chemise sans pudeur mais tout de même dos à Thomas qui se réveillait lentement semblait-il.

Yeldéa scruta son appartement et réfléchi le plus rapidement qu'elle pu pour nettoyer les traces de leur venue. Elle utilisa son pouvoir pour bruler le torchons imbibé de sang, puis elle fixa Thomas un instant. Qu'avaient-ils fait? les yeux encore rouge de son émotion, Yeldéa retourna dans la petite pièce et plongea dans son sac de toile bleu le petit carnet et une photo de sa mère et de son père. Elle quitta la pièce en la fermant délicatement, si la police venaient ici qu'il ne touche à rien, c'était son souhait. Elle laissa la malle ouverte dans la précipitation.


"Garde ces vêtements, ils étaient à mon père, ils devraient t'aller. Il faut qu'on fuit, et qu'on se sépare. Ils auront plus de mal à chercher deux personnes séparées."

Elle se rapprocha de lui alors qu'il se rhabillait. Elle posa sa main sur sa joue et eu un faible sourire alors que son âme s'enflammait douloureusement, sachant ce qu'elle allait dire et faire. Elle l'embrassa une dernière fois.

"Survis et oublie moi. Je hais cette guerre pour une seconde raison à présent. Mais la prochaine fois, je serais ton ennemie, tâche de ne pas avoir besoin de mon aide si tu te fais massacrer."

Et elle le planta ainsi donnant un tout dernier baiser sur ses lèvres qui ne devraient jamais être sienne alors qu'il l'appelait. Elle passa par la fenêtre et tomba deux étages plus bas en escaladant les rambardes. Elle regarda vers sa chambre avant de se mettre à courir, sac sur le dos et chemise ensanglantée au niveau de l'épaule. Elle se dirigea vers la forêt, se cacher définitivement. Elle devrait rejoindre rapidement Pyrrhum pour tenter de s'expliquer sur la soirée et la situation de certains de ces amis.

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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Ven 10 Avr - 19:51

Yeldéa avait finit par quitter Thomas avant que Silvio ne revienne, et avait récupérée Rachel au passage, qui possédait avec elle la clé d'Isaphil. Yeldéa lui ordonna d'amener celle d'Isaphil et de la lui donné elle la rangerait là où elle ne serait pas trouvé. Elle rangerait ça immédiatement dans la petite pièce jouxtant son appartement. Elle l'avait laissé grande ouverte après la venue de la police et avait planqué les affaires un peu trop personnel. Ainsi elle profitait du soleil qui entrait dans cette petite pièce.

Mais ce soir là, le soleil n'était pas au rendez-vous, il n'y avait que la pluie, et un sentiment étrange qui agitait ses pensées depuis qu'elle avait revue Thomas. Elle était incapable d'oublier les gestes un peu déplacés, chaque partie de son appartement le lui hurlait un peu plus. Elle arriva trempée à l'appartement et se dévêtit directement pour aller dans la salle de bain. Elle avait donné rendez vous à Thomas chez elle pour lui parler de sa théorie sur les cités, les amulettes et cette guerre. Et puis elle voulait le revoir, c'est ce que son cœur demandait.

Elle laissa tombé ses sous-vêtements, lasse, et les laissa dans ce qui servait de chambre-salon-cuisine, puis mit la combinaison de simili cuir dans la salle de bain. Après avoir pris une unique serviette elle jeta un œil aux vêtements et se dit qu'elle rangeait ça après une bonne douche, Thomas n'arriverait pas si vite.

Elle entra donc dans la salle de bain, entièrement nue et fit couler son bain, elle revient dans sa chambre et mis la chaine hifi à un volume sonore suffisamment élevé pour que son crâne se purge de ses pensées. Et inconsciemment elle commencerait à chanter. Après avoir toucher l'eau d'un geste gracieux elle plongea les orteils puis le pied, la jambe, la cuisse, et puis le reste suivit.

Elle se lava lentement et puis vida le peu d'eau qui était dans la baignoire et enfin elle refit couler un bain dans lequel elle plongea sous l'eau, coupant sa respiration. Les notes de musique parvenaient à ses oreilles de manière amplifier et déformer.

" I was made for loving baby..."

Les années 80 revenaient lentement avec ce titre universel de Kiss. Une chanson entraînante qu'elle aimait profondément. Elle gigota un peu la tête sous l'eau, prise par le rythme et puis elle finit par remonter à la surface. C'était une méthode de décompression, l'unique qu'elle avait trouver. Et puis elle resta barbotée et chantonnait de temps en temps sur la compile qui passait. Elle ignorait que pendant ce temps là Thomas allait passé le pas de sa porte.

Thomas.... toutes ses pensées étaient tournées vers lui et pourtant elle ne pensa pas une once de seconde qu'il pouvait arriver bien plus tôt qu'elle ne le pensait. Elle sortit de l'eau et se sécha toujours en chantant, elle essora ses cheveux et les frictionna avec sa serviette avant de l'enrouler autour de son corps. Elle était juste assez grande pour couvrir sa poitrine et le tout début de ses jambes. Elle se laissa un peu allée au rythme de la musique.

Elle pensait toujours à Thomas, sa purge n'était pas suffisante et son cœur battait un peu trop fort dans sa poitrine. Le collier à son cou vibrait lentement mais elle ne sentait rien, elle fermait les yeux et dansait sur le son avant qu'elle finisse par appuyer sur la poignée. Elle entra dans la petite pièce cachée de son appartement et chercha de quoi s'habiller lorsqu'elle tomba devant la chemise de Thomas. Elle la caressa du bout du doigt tout en laissant libre cours aux souvenirs.

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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Ven 17 Avr - 22:44

Alors que Thomas avait passée une vie d’étudiant modèle, une vie d’enfant sage et parfait, une vie sentimentale s’avérant finalement d’une redondance pathétique, depuis quelques temps tout s’était accéléré et il était difficile pour lui de savoir s’il s’agissait d’une accélération sur une bonne route ou non. Thomas avait des absences non justifiables auprès de l’administration, il avait participé au vol d’un musée, il était tombé amoureux de celle qu’il n’avait pas le sentiment de pouvoir atteindre. Il avait à la fois l’impression d’avoir un grand destin et en même temps l’impression d’une fatalité tragique. Il avait le sentiment d’avoir tous pouvoirs sur son destin mais de le voir aussi lié. Tant de contradictions, de paradoxes, de complexité, en si peu de temps, un seul homme sur cette planète aurait-il pu rester sain d’esprit longtemps ? Et pourtant oui, les Élus n’avaient pas le choix.

Drôle de soirée, encore une fois. Après l’excitation des préparatifs, la sérénité d’une discussion sous la pluie, une idée d’alliance lumineuse, la sortie mouvementée de Silvio, Thomas se dirigeait comme prévu vers la chambre de Yeldéa située un peu plus loin sur le campus. Ayant dû raccompagner Silvio aux pavillons blancs, Thomas n’avait pas eu l’occasion de prendre une douche pour être à l’heure fixée chez Yeldéa. Ainsi il arrivait dans le grand couloir des chambres totalement trempé. Son cœur battait à un rythme inversement proportionnel à ses pas : plus il approchait de la dite chambre plus son cœur battait et plus son allure ralentissait. Non pas qu’il n’eut pas envie de la revoir, mais ce grand gaillard, non réputé pour son immense gêne envers les filles, craignait ce qui pourrait se passer dans cette chambre. Yeldéa agissait sur lui comme une charge d’aimant positive et négative à la fois, à chaque regard il avait le sentiment d’une invitation et à chaque acte, une répulsion.

Thomas ne savait comment apprivoiser cette jeune femme et se dit qu’il était peut-être préférable de ne plus rien faire de lui-même, la laisser, elle, agir selon sa volonté. Il avancerait à son rythme. A l’approche de la porte tant attendue et redoutée un bourdonnement sourd et sonore résonnait de plus en plus fort. Le jeune homme pouvait reconnaître les notes d’un solo de guitare électrique des plus réputées des eighties… Thomas frappa trois fois à la porte mais lui-même n’entendit qu’à peine les percutions de ses poings. Il appela plusieurs fois son nom mais elle ne devait décidément rien entendre avec cette musique. Il décida d’entrer, la porte n’était pas verrouillée. Thomas mit un pas dans la chambre de l’étudiante, apparemment elle n’était pas dans cette pièce principale. Il se retourna pour refermer soigneusement la porte, la musique était forte. Mais alors qu’il refaisait face à la chambre de l’étudiante telle une brusque apparition il vit Yeldéa, là devant lui, de dos… à demie nue uniquement couverte d’une courte serviette de bain.

“Can't you get enough of me...?”

La chanson ainsi se termina, très ironiquement, plongeant subitement la pièce dans un silence presque qualifiable de vicieux. Thomas était debout, sa veste mouillée ouverte sur son T-shirt dans le même état qui lui collait à la peau laissant deviner la sculpture de son torse que Yeldéa connaissait déjà. Sa barbe naissante était ruisselante de l’eau coulant de ses cheveux aussi trempés que ceux de Yeldéa sortant d’une douche, ils lui collaient au visage laissant à peine deviner le gris charmeur de ses yeux. Caractéristique que Thomas n’était pas en situation pour l’exploiter : pour le moins déstabilisé, il était sous le choc. Cette vision des plus séduisantes éveillait des tas de sensations en lui, les sensations précises qu’il ne souhaitait en aucun cas connaître ce soir. Se reprenant, Thomas avala difficilement sa salive afin de se gratter la gorge suffisamment fort pour faire sursauter Yeldéa.

«Désolé… la porte était ouverte et tu ne semblais pas m’entendre t’appeler donc… je suis entré et à présent je suis face à toi qui es euh…»
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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Ven 17 Avr - 22:49

Alors que la chanson allait se terminer pour laisser un répit aux voisins et que Paul Stanley finissait de de dire "get enough of me", Yeldéa continua d'imiter la chanson en secouant la tête lentement de gauche à droite, un dodelinement qui montrait sa concentration sur la chemise de Thomas et non réellement sur la chanson, elle pensait à lui et lui...il était dans son dos depuis quelques secondes et il se racla la gorge pour signaler sa présence. Ce raclement de gorge eu plus d'un effet. Premièrement Yeldéa se retourna vivement et lorsqu'elle aperçu Thomas elle eu un hoquet de surprise et sa peau se tatoua immédiatement alors que son corps commençait à s'enflammer. Mais aussi vite que les flammes naissaient elles moururent alors que le message nerveux était arrivé pour dire qu'il fallait abandonner toute tentative d'attaque. En temps normal la surprise ne lui faisait pas devenir femme de flamme, mais c'était Thomas qui était face à elle et il provoquait des réactions plutôt anormales. D'abord elle avait manqué de brûler le disquaire chez lequel elle travaillait et de cramer Thomas par la même occasion, ensuite elle savait que sa présence la mettait mal à l'aise et ... et elle était en serviette de BAIN! Elle réalisa enfin que la situation était des plus gênante. Elle rougit alors et par réflexe mit sa main sur le haut de la serviette pour qu'elle ne tombe pas.

Et Thomas ouvrit la bouche pour lui dire qu'il était entré car elle n'entendait pas. Tu m'étonnes, vu le niveau sonore. Une autre chanson commença et son premier réflexe pour forcer son corps à sortir de son état tétanique était d'éteindre la chaîne hifi. Elle baissa le son et coupa le sifflet à James et regarda à nouveau Thomas ne trouvant pas quoi dire. C'est vrai quoi, imaginez une situation aussi embarrassante, une demoiselle à demi nue devant vous, une femme que vous désirez, une femme qui ne sait pas réellement ce qu'elle ressent pour vous et qui a peur de faire n'importe quoi! Yeldéa respira profondément ce qui eu pour effet de gonfler sa poitrine serrée dans cette serviette orangée.

"Tu... euh... t'es trempé."

*Oui, bravo, belle effort de perspicacité. On peut savoir ce que tu fiches petite idiote!*

Et voilà que la casse-pied de service de femme de feu venait se méler de ce qui se passait.

*Tu peux pas te faire oublier un peu toi! La situation est assez gênante comme ça, et puis c'est pas ma faute on rentre pas chez les gens comme ça! Ca fait peur.*

*Va au moins t'habiller si tu trouves ca gênant, parce que là a rester comme une statue on dirait que ça te plait.*

Yeldéa maudit son élémentaliste d'ancêtre et retourna à la réalité. C'était gênant, très gênant, trop gênant, elle devait bouger et trouver quelque chose à se mettre sur le dos. Elle soupira et ferma les yeux en mettant un main sur le front pour la passer ensuite dans ses cheveux par nervosité.

"Euh... désolée... je... j't'ais pas entendu entrer. Euh... Ca sent pas le cramé par ici?"

En réalité si, Thomas la mettait dans un tel état qu'elle ne se rendait pas compte que la femme de feu jouait avec elle pour la faire bouger. La serviette commençait à roussir sévèrement et Yeldéa pesta contre l'autre abrutie! Bon, mais la serviette finirait par bruler et il fallait qu'elle s'habille.

"Merde... bon je reviens hein."

Elle glissa un sourire ultra gênée et ferma la porte de la petite pièce supplémentaire. Elle s'adossa à la porte et murmura.

"L'angoisse!"

Elle fouilla dans les armoires et sortit le premier débardeur qui venait et une culotte. Et elle les enfila en quatrième vitesse et revient. Bon, au moins elle était un peu plus habillée et plus présentable. Elle déglutit et réouvrit la porte.

"Euh, tu devrais pas rester comme ça tu va prendre froid et tomber malade. Tu peux prendre une douche si tu veux comme ca tu pourras te sécher un peu, enfin voilà quoi."

Elle repassa encore sa main dans les cheveux en tentant de calmer son cœur qui tambourinait à toute vitesse et elle montra à Thomas la salle de bain. Ce n'était pas pour se débarrasser, mais elle avait besoin de se ressaisir et le voir ne l'aidait pas des masses, surtout avec cette chemise trempée moulant à la perfection un torse qu'elle avait déjà pu percevoir. Elle déglutit et le laissa se glisser dans la salle d'eau.

Ses pensées allaient à trois cent à l'heure, elle avait l'impression d'être sous speed et de ne pas tout bien saisir à ce qui se passait. Et lorsqu'elle vit ses sous vêtements par terre elle rougit encore de son imbécilité, quelle honte! Elle ramassa le tout et les mis dans le panier à linge avant de se poser sur son lit pour reprendre un semblant de contenance. Elle se servit un mélange du tonnerre qu'elle se prépara en vitesse et bu son vodka martini avec bien plus de vodka qu'autre chose. Un cul sec et c'était repartit. Elle posa le verre et secoua la tête et se reposa sur le lit face à la porte de la salle de bain.

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Thomas
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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Ven 17 Avr - 22:52

Thomas ne savait plus ni que faire ni quoi penser. Son corps semblait tout à fait prêt à prendre toutes les commandes et à donner tous pouvoirs aux sensations mais sa raison elle lui dictait de ne pas céder à la tentation pour ne pas se retrouver dans une autre situation délicate. Yeldéa après s’être enflammée de peur était tout à fait aussi paniquée que lui était surpris et se dirigea à tout vitesse vers la chaîne hifi pour l’éteindre, comme pour limiter les dégâts de son amour propre. En quittant sa position de départ elle laissa libre dans le champ de vision de Thomas, ses sous-vêtements, qu’elle avait quittés pour prendre sa douche. L’effet de la brève pensée logique de Thomas, consistant à se dire que ce qui était au sol était bel et bien ce qui n’était plus sur elle, ne calma pas ses ardeurs. De même, lorsque Yeldéa respira fortement de gêne incontrôlée animant sa poitrine d’un mouvement que Thomas ne put l’ignorer regardant rapidement alentours en respirant profondément pour se calmer en faisant à son tour gonfler sa cage thoracique déjà à l’étroit dans cet habit trempé et à moitié transparent.

Yeldéa marqua une pose figeant quelques secondes l’instant qui semblait aussi torride que ridicule et gênant. A un tel point que Yeldéa commençait à s’enflammer… au sens propre bien sûr… Thomas n’en fut pas perturbé mais plutôt amusé. Lorsque cette dernière fila dans la salle de bain pour s’habiller Thomas posa lentement sa main sur son front avec un bref rire nerveux en soufflant : « L’angoisse… ». C’était à croire que toutes les situations mettant en jeu les deux jeunes gens devaient s’avérer exceptionnelles ! Dans la forêt où Yeldéa avait voulu le carboniser, dans le musée face à des amulettes à tendance hyperpuissante, chez elle où Thomas avait failli aller bien trop loin, de nouveau face au musée lors d’un cambriolage, et de nouveau ici, en cet instant… Non Thomas et Yeldéa n’étaient pas partisans de la normalité.

Thomas, sur invitation de Yeldéa, entra dans la salle de bain, une douche froide ne lui ferait pas de mal… Il referma lentement la porte de la salle de bain, des images toujours plein la tête. Il retira ses vêtements et les mit sur un séchoir. Thomas entra dans la douche et laissa couler l’eau du haut de son crâne à ses pieds. Pensait-il que cette eau suffirait à purger ces pensées malsaines traversant son esprit torturé ..? Non. Mais il avait bon espoir de reprendre ses esprits. Il sortit de la douche, se sécha rapidement, ses cheveux étant trop longs pour se sécher en trois coups de serviette ils restèrent humide. Puis, alors qu’il se rhabillait, il se rendit compte que son T-shirt n’était absolument pas sec, il aurait autant fait à le remettre que de rester sous la pluie. Il mit donc sa serviette à cheval sur son coup et sortit de la salle d’eau, pieds nus et son buste à l’air libre. Il tomba directement sur le visage de Yeldéa assise sur son lit face à la salle de bain l’observant, dans les moindres détails. Le jeune homme tenait chaque extrémité de sa serviette de part et d’autre de son cou. Thomas sourit, un peu gêné, puisqu’à l’évidence c’était le ton donné à cette soirée.

« Hum… excuse moi Yeldéa, tu aurais gardé ma chemise de… la dernière fois ? »

Et encore une phrase le rapprochant de cette fameuse soirée où tout aurait pu déraper ! Thomas à cet instant se demandait si il n’aurait pas préféré rester torse nu plutôt que de rappeler cette nuit à Yeldéa. Il serra les dents et contracta tous ses muscles de colère, tant il s’en voulait d’être si peu fin dans ses propos. Ses yeux gris, penseurs, se posèrent sur la place qu’il avait occupée sur ce même lit quelques jours plus tôt, puis son regard se déposa nostalgiquement sur celui de Yeldéa, quel gâchis.
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Yeldéa
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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Ven 17 Avr - 22:55

Elle attendait, on aurait dit une enfant sage qui attendait une belle récompense pour son comportement alors que son esprit bouillonnait de pensées malsaines. Elle avait dans la rétine, collée, l'image de Thomas, ruisselant d'eau, le torse totalement prisonnier de ce t-shirt trempé qui moulait son torse à perfection, la femme de feu lui fit mordiller sa lèvre inférieure lorsqu'elle se remémora encore et encore les moindres détails de cette image autant sexy que gênante. Yeldéa se racla la gorge et se mit une grande claque mentale pour tenter de véritablement oublier tout ceci, cependant il restait un détail de taille: Thomas était dans son appartement et cela ne risquait pas de la calmer.

*Pense à autre chose, pense à autre chose, pense à...*

Thomas coupa sa respiration et son élan pour se calmer lorsqu'il sortit de la salle de bain torse nu et là... Yeldéa n'écoutait rien, même pas la dame de feu, elle ne faisait que regarder, une lueur d'envie peut-être dans le regard. La dame de feu lui tambourinait la tête en lui disant qu'elle ne devait pas oublier certains détails, comme le fait qu'ils étaient chevaliers de deux clans en guerre, et elle lui répondait à moitié qu'elle se fichait pas mal de ça puisqu'ils allaient former une alliance, elle ne pourrait frapper sur un ami.

*Un ami.... oui... TU TE FOUS D'MA GUELE!*

Yeldéa n'avait que faire de ces commentaires, elle était hypnotisée par ses cheveux mouillés, longeant cette peau nu jusqu'au hanches. Un long moment, semblait-il, se passa avant que Yeldéa réatérrisse sur Terre. Thomas lui avait posé une question, il n'était pas là plantez ainsi pour se laisser dévorer par les yeux presque convoiteurs d'une dangereuse élémentaliste de feu qui ne savait pas vraiment ce qu'elle éprouvait pour lui. Son cœur avait juste fait un unique bond dans sa poitrine et elle avait perdu la notion du temps et de tout autre chose pendant un instant. Elle finit par se lever, sans pour autant être capable de se détacher immédiatement de son corps, alors qu'elle en oubliait qu'elle était si peu vêtue.

Elle finit enfin par tourner la tête vers la pièce secrète et manqua de se vautrer en rentrant dedans.


"Mais merde.... qu'est-ce qui me prend! Reprend toi! Reprend toi!"

Elle se murmura ces paroles à elle même et se saisit de la chemise rapidement pour revenir à Thomas. Elle se posta devant lui et lui tendit le ceintre avec cette chemise propre, repassée et recousu. Yeldéa ne mentionna rien de tout cela, elle ne savait pas vraiment la raison de son geste, c'était tout naturel. Mais un pli ou deux trahissaient le fait qu'elle l'avait porté il y a peu et le parfum de sa peau embaumait le vêtement. Elle ne parlait pas, elle ne faisait que tendre cette chemise, les joues encore rosées et évitait le regard de Thomas tout en évitant aussi le torse, du coup ses yeux avaient un constant mouvement pour ne se fixer nul part et ne pas rester fixer sur une partie alléchante de son corps.

Ces quelques gouttes d'eau qui glissaient le long de son torse et dessinait une partie de ses muscles, elle finit par les voir et resta interdite devant la pensée qui venait de la frapper... et si elle était l'un de ses gouttes. Elle déglutit avec difficulté... il faisait chaud ici... non?

Thomas allait-il prendre cette chemise à la fin, c'était tellement dur de ne pas le regarder. Elle finit par voir la chemise partir du ceintre et elle reprit le ceintre dans les mains sans pour autant bouger le reste du corps. Elle venait de finir par tomber sur les cheveux de Thomas qui cachait son visage, ses yeux, ce regard gris si envoutant. Elle passa ses doigts pour écarter une mèche.


"On se cache?"

Elle laissa s'envoler un sourire de ses lèvres et finit par se reculer, elle lui tourna alors le dos et fit une grimace à elle-même que Thomas ne vit pas. Le contact de ses doigts sur la peau de l'élémentaliste de l'air lui laissait des frissons dans le corps et des fourmis dans les doigts.


"Bon, enfile ça et vient t'assoir après, que je te parle de ma théorie sur les pierres."

C'était pour ça qu'il était là non? Ou parce qu'elle ne pouvait pas se défaire de ce corps découpé par la lampe hallogène éclairant la chambre? Yeldéa affichait un visage décontenancer, pâle, elle tremblait sans réellement en avoir conscience et on aurait presque dit qu'elle finirait par tomber dans les pommes. La présence de Thomas la rendait particulièrement étrange.... Qu'était-ce?

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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Sam 18 Avr - 0:12

Ce regard avide n’aidait pas Thomas qui pouvait presque « sentir » les yeux de la demoiselle caresser son torse. La confusion de Yeldéa ne put qu’animer un léger sourire aux lèvres du jeune homme qui se voyait amusé de la maladresse de la jeune femme et rassuré sur les effets qu’il avait sur elle alors qu’il s’était imaginé être le pire élément du palmarès de son dégoût… Cependant, il ne trouvait pas ça « normal », dans le sens où c’était une sensation qu’il avait eu avec d’autres avant Yeldéa et dont il s’était plus ou moins fait, en cet instant, cette attirance refoulée apparaissait comme touchante selon lui. Yeldéa n’était pas comme les autres, elle avait plus en plus qu’un simple don paranormal…

Quelques secondes se passèrent avant que Yeldéa ne parvienne à se reprendre. Un laps de temps suffisant pour les deux jeunes étudiants pour que des centaines de délictueuses pensées puissent se frayer un chemin dans leurs esprits affaiblis par la fatigue et les hormones… Lorsque Yeldéa détourna le regard pour aller chercher la fameuse chemise Thomas ne put réprimer un soupir entre le soulagement et le self-control. Ils étaient là pour parler affaires, si l’on peut dire, pas autre chose, chose que Thomas s’était de toute manière strictement interdite de faire ! Yeldéa revint avec la chemise immaculée, bien différentes de celle tâchée de sang que Thomas avait porté à la soirée du Bal…

Thomas remercia timidement Yeldéa, un remercîment s’avançant bien plus loin que le simple fait de lui avoir tendu la chemise. Dans la continuité de cet instant désespérément exalté, le jeune homme enfila lentement la chemise blanche. La sensation du tissu frôlant sa peau, l’odeur discernable de Yeldéa probablement due au fait que la chemise avait passé su temps dans sa chambre d’étudiante, menèrent, malgré lui, Thomas à imaginer la douceur des mains de la sulfureuse élémentaliste face à lui, toujours en sous-vêtements…

Yeldéa avança alors sa main vers le visage de Thomas dont les yeux fixaient les siens avec une intensité moralement dangereuse. Cinq doigts parfaits, qui par un court geste écartèrent une mèche devant les yeux de Thomas qui vit alors l’instant encore plus précisément, plus réel… Ce sourire… C’était comme si elle avait su lire son âme, réaliser sa pensée. Thomas lutta pour ne pas retenir cette fine main dans sa course, pouvoir la guider, mener une danse gracieuse et puissante…

Yeldéa invita l’élémentaliste à s’asseoir près d’elle pour discuter des amulettes. Thomas s’assit, mais ses pensées divaguaient et il était dur de ne pas décrocher, ne pas quitter le sens de ces mots pour ne pas se concentrer sur les lèvres qui les prononçaient… La discussion était importante, même primordiale, il fallait à tous prix qu’il se concentre.

« Tu as raison en vérité, il fait peut-être un peu chaud non ? »

Ne voulant pas donner l’impression à Yeldéa qu’il ne s’était pas concentré une seule seconde sur leur conversation, Thomas reprit :

« Bien, selon moi voici la conjecture actuelle : tu possèdes la clef d'Isaphil, j'ai celle de Pyrhum, malheureusement nos ennemis sont passés prendre les clefs de Paralda et Ordaphe avant nous... Il nous faut récupérer la clef de Paralda, et le plus stratégique serait de prendre aussi celle d'Ordaphe. »
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MessageSujet: Re: Chambre de Yeldéa   Sam 18 Avr - 16:39

La gorge légèrement nouée elle apprécia la chaleur que Thomas dégageait lorsqu'il s'assit à coté d'elle. Il lui dit qu'il faisait chaud, elle le pensait et le sentait mais savait finalement que ce n'était probablement pas une vue de son esprit. Juste un fait réel. Pourtant si elle avait été un meilleure thermomètre ambulant elle aurait pu savoir que ce n'était que leurs hormones qui jouaient avec leur température. Les yeux un peu dans le vague Yeldéa finit par tomber sur les lèvres de Thomas et n'écouta que d'une oreille distraite les mots qu'il prononçait. Il parlait des clés, elle dérivait sur la douceur probable de ces lèvres... elle les avaient déjà goûter mais ne savait plus très bien ce qui c'était passé ce soir là.

C'était tellement confus, et en même temps cette confusion devait être agréable, puisqu'elle n'avait réussi à se défaire de certaines sensations qu'elle croyait avoir ressenti. Et elle les recherchait à présent, elle ne se rendait pas compte qu'elle oubliait l'importance primordiale de leur discussion. Elle revient sur terre malgré elle et se reconcentra sur les paroles de Thomas. Elle rata le début de sa phrase mais ne manqua pas de faire appel à la seule personne présente dans cette salle: la femme de feu.


*Et en plus il faut que je fasse messagerie, tu te fous de moi?! Il parle des clés, tu sais celle qu'on a et qui n'est pas à nous. Et lui il a la nôtre. Donc tu la lui prend pendant qu'il t'apprécie et ensuite tu le tue...*

Yeldéa se prit une grande claque mentale de par les paroles de son ancêtre élémentaliste.


*Hors de question de le tuer, il m'est précieux, je ne peux me résoudre ne serait-ce qu'a le blesser. Cette alliance est une chance pour moi de contenir cette guerre et aussi de ne pas avoir à l'affronter!*

*Et si il te trahissait?*


*Il ne le fera pas, je lui fais confiance...*

*A lui oui, mais à celui EN lui?*

Yeldéa termina la discussion en maugréant son ancêtre et en lui faisant comprendre qu'il le contrôlait et qu'elle préférait ne pas s'en faire trop de ce côté. Mais la question était réelle, pourtant la jeune femme préféra l'éluder. Elle se reconcentra une dernière fois sur Thomas et lui répondit enfin.

"Effectivement la situation est très délicate, cela dépend aussi des positions des autres chevaliers. Je pense que le plus simple serait de favoriser notre alliance pour trouver la clé de Paralda à tout prix. Tôt ou tard de toute manière, il y aura des confrontation et c'est pour ça qu'il faut nous préparer. Je refuse un combat ouvert mais je ne peux m'empêcher de protéger les miens. Ils comptent sur moi et c'est de mon devoir de le faire..."

Yeldéa se retourna et piocha dans les piles de livres entassés et en ressorti un énorme poussiéreux. Elle réajusta son débardeur qui c'était remonté lorsqu'elle avait cherché le livre dénudant son dos face à Thomas.

"De tout temps les hommes ont fait la guerre mais en fait je veux te montrer quelques petits trucs. De nombreuses civilisations anciennes ont longtemps cru en des éléments bien distincts, le feu, l'eau, la terre, l'air. Ces quatre éléments, ou trois selon les croyances ont conduit à des légendes et autres mythes qu'on considère aujourd'hui comme non fondés. J'ai refouillés dans ses histoires de l'ancien temps et il est possible que l'existence des élémentalistes et des cités datent de ces moments. Pourtant la technologies manquaient pour faire des portails et j'ai finit par déduire que les portails ne sont que magies, une magie développée par un membre de la cité pour la prémunir des autres clans. La chose que j'ignore encore c'est de quand date cette guerre et sa raison. Et c'est pour le moment mon but, comprendre quelle est la discorde pour y pallier et ne pas nous battre seulement parce que nous sommes habité par des anciens aux belliqueuses idées."

Yeldéa expliqua qu'en temps qu'archéologue, elle avait accès à des données qui pourraient être importante mais elle ne savait pas trop à partir de quand chercher et surtout par qu'elle civilisation commencer. Et comme elle ne savait pas lire ces fichus livres de la bibliothèque à cause de la langue elle se devait de faire cela par ses propres moyens. Et puis elle conclut que de toute manière en toute guerre il fallait faire des alliances pour assurer une victoire sur son objectif. Elle n'attendait plus que la réponse de Thomas à ce propos et puis de toute manière elle n'écoutait plus, elle ne pensait qu'a une seule et unique chose. Et maintenant elle se rapprochait de Thomas dangereusement aussi peu habillée. Elle lui murmura alors à l'oreille quelques mots.

"Tu ne pourras pas te débarrasser de moi aussi facilement."

Puis un nouveau sourire fleurit sur son visage et elle revint à sa place le cœur un peu trop rapide. Et maintenant elle était mêlée entre peur et excitation. Thomas avait vraiment drôle d'effet sur elle.

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